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La SF par Warner : des innovations techniques et visuelles

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La SF par Warner : des innovations techniques et visuelles

Pour fêter ses 95 ans, Warner Bros. revient sur les œuvres inoubliables du catalogue et leurs petits secrets. Cette semaine, découvrez le top 5 des références de Warner à Warner.

Il y a 95 ans naissait Warner Brothers, l’un des plus importants studios hollywoodiens, qui s’imposa vite face à ses concurrents dans tous les genres cinématographiques : drames, comédies, romances, westerns, blockbusters, séries, dessins animés et science-fiction. C’est dans ce dernier registre que la Warner a révolutionné le grand écran avec des innovations techniques et visuelles. Retour sur la manière dont Warner a imposé sa patte dans le genre de la science-fiction en promouvant l’« American Way of Life », thème cher aux studios.

La Warner, pionnière des innovations

Le Chanteur de Jazz Alors que l’industrie du cinéma se dégrade financièrement dans les années 1920, les studios sont frileux à l’idée de passer au film parlant. C’est Warner Bros., au bord de la faillite, qui va sauter le pas en 1926 avec la production de Don Juan d’Alan Crosland. La musique et les bruits sont enregistrés sur un disque synchronisé avec le projecteur. L’année suivante, Le Chanteur de Jazz est le premier film sonorisé, chanté et parlé et enfin en 1928, Lights of New York est le premier long-métrage entièrement parlant. Après avoir révolutionné le milieu avec le son, les studios Warner s’attaquent à l’image et continuent à promouvoir Hollywood et les comédies musicales en produisant en 1929 La Revue en Folie, premier film parlant en couleur.

Après ces innovations techniques et visuelles, Warner Bros. se spécialise dans les films musicaux et les films de guerre. Ce n’est qu’en 1960 qu’il plonge dans l’univers de la science-fiction avec le premier film du genre La Machine à explorer le temps, réalisé par George Pal et inspiré du roman de H. G. Wells. Grâce à une machine, l’inventeur britannique George (Rod Taylor) va quitter son année 1899 pour explorer les différents siècles jusqu’à un futur très lointain. Au terme de ces voyages où il ne constate que des guerres, George se met en tête de partir dans un autre temps pour bâtir une nouvelle civilisation. Pour ce film, de nombreuses maquettes miniatures ont été utilisées pour les effets spéciaux mêlant techniques de cadrage, préparations chimiques (notamment pour la lave) et décors impressionnants. Ce travail géant a valu au long-métrage l’Oscar des meilleurs effets spéciaux. 2001 : l'Odyssée de l'espace Il ne faudra pas patienter plus de dix ans avant que les studios Warner ne fassent un autre coup d’éclat dans l’industrie cinématographique et dans le genre de la science-fiction. En 1968, Stanley Kubrick nous offre 2001 : l ‘Odyssée de l’espace et ses plans à couper le souffre. Le cinéaste utilise des techniques révolutionnaires en termes d’effets spéciaux, notamment le motion control, avec une équipe de 130 techniciens. Ce chef-d’œuvre du cinéma, qui a lui aussi remporté l’Oscar des meilleurs effets spéciaux, a marqué un tournant et continue d’inspirer de nombreux réalisateurs aujourd’hui. Il sera présenté en copie neuve de 70mm par Christopher Nolan au 71e Festival de Cannes le 12 mai 2018.

L'âge d'or de la science-fiction

Blade Runner
2001 : l’Odyssée de l’espace a ouvert la voie à d’autres expressions créatives géniales sur grand écran, notamment aux films d’anticipation. L’exemple le plus probant est l’adaptation de Ridley Scott du roman « Les androïdes rêvent-ils de moutons ? » de Philip K. Dick en 1982, Blade Runner avec Harrison Ford. Le long-métrage qui questionne notre humanité est devenu une référence de la science-fiction et du mouvement cyberpunk grâce à son style visuel, son atmosphère néo-noire et sa thématique universelle. Tourné dans les studios de Burbank, Blade Runner a pour décor une mégalopole sombre et humide, frappée par une pluie que Ridley Scott voulait la plus réaliste. Il s’est inspiré de l’univers du dessinateur Moebius et a pu compter sur le maître des effets spéciaux Douglas Trumbull, qui a travaillé sur 2001 : l’Odyssée de l’espace et Rencontres du 3ème type. D’autres longs-métrages du genre des studios Warner ont cartonné tels que THX 1138 ou Mad Max.

Autre univers, autre technique : les films d’animation. Warner Bros. a mis en avant deux familles de dessins animés devenus cultes, Merrie Melodies et les Looney Tunes, créées dans les années 1930 et donnant vie aux célèbres Bugs Bunny et Donald Duck, Titi et Grosminet, Bip-bip et Coyote, notamment. On retrouvera Bugs Bunny et compagnie dans le film Space Jam (1996) réunissant les personnages animés de Looney Tunes et de réelles vedettes du basket-ball telles que Michael Jordan mais aussi le célèbre acteur Bill Murray. En 1999, un dessin animé d’un autre genre débarque sur grand écran, Le Géant de Fer, qui met en scène un immense robot aussi drôle qu’attachant qui se lie d’amitié avec un jeune garçon aventurier. Le design du personnage métallique, devenu culte, a été en grande partie imaginé par Joe Johnston, artiste conceptuel sur la trilogie Star Wars, et récompensé par un Annie Award du meilleur film d’animation. Space Jam Les studios Warner ont aussi investi les films d’épouvante impliquant quelques monstruosités comme Mars Attacks !, L’Histoire sans fin, Le Monstre vivant. En 1983, Steven Spielberg, John Landis, Joe Dante et George Miller s’associent pour réaliser le film à sketches La Quatrième Dimension, inspirée de la série télévisée du même nom. La créature du lagon, tirée des DC Comics, sera aperçue aussi dans les séries et films DC, comme Justice League Dark. Enfin, la Warner s’est associée à Legendary Pictures pour créer le Monstreverse avec les légendaires King Kong et Godzilla. Cette année, des bestioles géantes ont aussi envahi nos écrans dans le film Rampage – Hors de contrôle avec The Rock.

L'imagerie digitale au service des franchises

Wonder Woman La toute première image de synthèse jamais vue au cinéma apparaît en 1973 dans Mondwest de Michael Crichton, le film qui donnera naissance à la série Westworld 40 ans plus tard. Mais c'est au tournant des années 1990 que cette révolution visuelle s'impose réellement au cinéma, d'abord timidement dans Batman : Le Défi en 1992, puis de façon de plus en plus présente dans les autres films DC Comics. Quoi de plus naturel pour la franchise incontournable du catalogue Warner que d'expérimenter les évolutions technologiques ? Les super-héros et les super-méchants du DCU ont pris d’assaut les écrans dès les années 1970 mais ont fait peau neuve ces vingt dernières années avec de nouveaux films, tels que Batman V Superman, Justice League ou Wonder Woman. Les effets spéciaux impressionnent dans le DCU, notamment dans Man of Steel, proposé en IMAX 3D, où les films nécessitent beaucoup de fonds verts et des mois de postproduction.

À l’aube des années 2000, Warner Bros. se détache de l’ « American Way of life » et se tourne vers le Royaume-Uni en produisant l’adaptation du phénomène littéraire Harry Potter, créé par J. K. Rowling. La magie envahit le milieu cinématographique et ne cesse de régner depuis l’avènement de cette saga lucrative. En plus d’une base narrative riche, les films bénéficient d’effets visuels spectaculaires supervisés par John Richardson, qui avait aussi travaillé sur le Superman de 1978 et certains James Bond. Entre les sortilèges, les maquettes, les effets de synthèse et les tournages en décors réels, le spécialiste britannique a dû redoubler d’ingéniosité lors des scènes de Quidditch ou du Magicobus.

Harry Potter Enfin, impossible d'oublier la célèbre trilogie Matrix et sa scène inoubliable « bullet time » réalisée en 1999 avec une centaine d’appareils photo synchronisés autour de Keanu Reeves, qui mettent en lumière les productions impressionnantes des studios Warner. Ces dernières années, Interstellar et Gravity, avec son inoubliable plan-séquence de 17 minutes alternant les vues panoramiques et les très gros plans, ont dépoussiéré la science-fiction. En 2018, Warner Bros. s’est allié à l’un des plus grands réalisateurs SF, Steven Spielberg, pour l’adaptation de Ready Player One, le roman d’Ernest Cline. Truffé de références à la pop culture, et à de nombreux films Warner, le long-métrage en a mis plein la vue au public, notamment avec la scène dans l’hôtel Overlook de Shinning. La société ILM (Industrial Light & Magic) a utilisé des véritables images restaurées du film en les combinant avec des effets spéciaux numériques par souci de réalisme, ce qui donne un résultat époustouflant.

Retrouvez la collection anniversaire des 95 ans de Warner ici.

Rendez-vous sur le site 95answarner.fr pour découvrir tous les évènements entourant cet anniversaire !

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