Warner Bros. Actualités

Focus sur les secrets de tournage d’Inherent Vice

Publié

Focus sur les secrets de tournage d’Inherent Vice

Jour J de la sortie d’Inherent Vice au cinéma ! À cette occasion, découvrez quels secrets renferme cette comédie pleine de mystères et de rebondissements, aux senteurs de patchouli et aux embruns de plage californienne. À la veille des années 1970, dans le paysage de carte postale de Gordita Beach, 'Doc' Sportello (Joaquin Phoenix) va basculer dans un 'mauvais trip' lorsque son ancienne petite amie – Shasta, alias Katherine Waterston – débarque pour lui demander de l’aide. Looser au grand cœur, Doc accepte de se lancer à la recherche du nouvel amant de Shasta, un magnat de l’immobilier disparu dans d’étranges circonstances. C’est le début d’une enquête rocambolesque, rythmée par des hallucinations et des bouffées paranoïaques qui ne vont pas faciliter les choses... Trop dense pour être résumée en quelques lignes, l’intrigue d’Inherent Vice était réputée inadaptable. Un défi que Paul Thomas Anderson relève néanmoins avec brio, grâce au talent dont il est doué et à la sensationnelle interprétation que livre Joaquin Phoenix. Focus sur la collaboration de ces deux prodiges du Septième Art.

Dans un entretien, l’équipe d’Inherent Vice s’est prêtée au jeu des questions / réponses, en levant le voile sur le processus de création qui a vu naître le film. Tourné dans une soixantaine de lieux différents, Inherent Vice offre une belle redécouverte du Los Angeles des années 1970. « Le plus intéressant, c'est qu'on n'avait jamais d'idées préconçues », souligne David Crank – le chef décorateur – renchérissant : « Tous les collaborateurs de Paul Thomas Anderson ont vraiment le sentiment de faire partie intégrante de cette aventure et c'est ce qui pousse chacun à donner le meilleur de soi-même ».

« Avec Joaquin, on a essayé de s'immerger au cœur du livre », indique ce dernier lorsqu’on l’interroge sur la façon dont il a abordé l’adaptation de l’œuvre originale de Pynchon.

Une approche simple en apparence, mais qui prend une dimension titanesque au vu de la ramification narrative du roman et de la pléthore de personnages nés de la plume de l’auteur culte ; dont le magazine Rolling Stone salue « la compassion follement délirante pour l'Amérique et les tribus perdues qui la sillonnent sans but ». Faisant partie de la « tribu perdue » des hippies qui arpentaient la côte californienne en sandales en caoutchouc ou pieds nus, comme Doc dans le film, ce détective ne ressemble en rien à l’archétype des polars conventionnels. Pour l’incarner, PTA a refait appel à Joaquin Phoenix, trois ans après l’avoir dirigé dans The Master, qui avait été acclamé à la Mostra de Venise (Lion D’Argent et Coupe Volpi). « C'est très amusant de filmer la paranoïa », observe le réalisateur, précisant :

« C'est très cinématographique. Et Joaquin est formidable dans ce registre ».

Une entente et une compréhension mutuelle qui s’est traduite par une belle alchimie entre les deux hommes sur le plateau de tournage. Mêlant plusieurs genres à la fois, Inherent Vice est avant tout un film choral dans la pure tradition andersonienne, comme le remarqueront sans peine les fans de Boogie Nights (1997) ou Magnolia (1999). Si Doc est le pilier de l’intrigue, des personnages secondaires tous plus savoureux les uns que les autres gravitent autour de lui, incarnés par un casting cinq étoiles où se croisent Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio Del Toro ou encore Reese Witherspoon, qui retrouve Joaquin Phoenix pour la seconde fois depuis Walk The Line (2005).

En réunissant cette impressionnante brochette d’acteurs à travers des rôles à contre-emploi, PTA rivalise avec un autre Anderson dont c’est la spécialité : Wes. « Tous sans exception sont des comédiens avec qui je souhaitais travailler depuis longtemps et l'occasion s'est enfin présentée », note le cinéaste. Méconnaissable sous ses airs bougons d’inspecteur du LAPD traquant Doc sans relâche, Josh Brolin est irrésistible. Paul Thomas Anderson s’enthousiasme : « Josh a trouvé le moyen de rendre l’Inspecteur Bigfoot à la fois drôle et un peu triste », expliquant : « J'aime bien la description qu'en donne Pynchon dans le livre : 'un type empreint de mélancolie' ».

Pour autant, en dépit des grands noms qui se bousculent au générique, le réalisateur tenait à ce que Shasta soit interprétée par un nouveau visage hollywoodien, Katherine Waterston. Il détaille : « C'était un vrai plaisir de travailler avec une comédienne peu connue du grand public, ce qui contribue à conserver son aura de mystère ». Clé de voûte de l’atmosphère prégnante d’Inherent Vice, le mystère constitue le moteur du suspense. Coutumier des thrillers contemplatifs, PTA en maîtrise les codes mieux que personne et le prouve avec ce septième long métrage « noir, drôle et Kafkaïen » (MYTF1). Questionné sur les influences qui ont guidé ses choix artistiques, il évoque Les fabuleux Freak Brothers, une BD confidentielle de Gilbert Shelton qui date de 1968 et que seuls les puristes connaissent.

« Je suis originaire de Californie, et de Los Angeles en particulier, et je suis né en 1970, si bien qu'il y avait pas mal de raisons objectives pour que je m'intéresse à cette époque », souligne le réalisateur.

Une autre influence majeure a été celle de la musique des seventies, à laquelle la BO groovy et entraînante d’Inherent Vice rend un bel hommage, comme le rappelle Paul Thomas Anderson en évoquant le standard de la surf music 'Here Comes the Ho-Dads' : « Nous avons utilisé le classique des Marketts. (…) Coy Harlingen pourrait être fier », dit-il, sourire aux lèvres. Filmées sur un rythme de funk, des scènes tragiques d’un point de vue contextuel deviennent ainsi terriblement drôles et c’est précisément l’alliance des contraires qui rend cette comédie si efficace. La recette du succès à en croire la critique et les 72% de satisfaction dont le film bénéficie auprès du site de référence Rotten Tomatoes.

Pour rappel, Inherent Vice est actuellement à l’affiche. Pas une minute à perdre !

Attention

 
 
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly. Update my browser now

×

Produit ajouté au panier