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Inherent Vice : Qui est vraiment Joaquin Phoenix ?

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Inherent Vice : Qui est vraiment Joaquin Phoenix ?

Acteur aux mille visages, Joaquin Phoenix a mené une carrière hollywoodienne exemplaire depuis sa première apparition à l’écran à l’âge de 8 ans. S’il n’est pas à proprement parler un enfant de la balle, la prometteuse carrière que son frère River entame peu de temps avant lui sera déterminante dans sa décision de faire du cinéma. Reconnu dans le monde entier pour le talent dont il a fait preuve en plus de trente ans de carrière, Joaquin Phoenix s’apprête à dévoiler une nouvelle facette de son jeu avec Inherent Vice (4 mars), comédie policière psychédélique signée Paul Thomas Anderson. Alors que les projecteurs sont braqués sur le film depuis sa présentation au New York Film Festival et que sa double nomination aux Oscars attise l’impatience des spectateurs, Inherent Vice se profile comme l’évènement ciné de ce début d’année. À cette occasion, retour sur le parcours de celui qui prête ses traits à l’irrésistible Larry 'Doc' Sportello, Joaquin Phoenix.

Né à Porto Rico, Joaquin Phoenix a vécu une prime enfance pour le moins atypique. Élevé par des parents membres de la secte des Enfants de Dieu, il mène une vie de bohème aux côtés de ses quatre frères et sœurs et va de ville en ville, au grès des aspirations de ses parents. Si leurs fréquents déménagements n’empêchent pas la famille de se sentir pleinement épanouie, leur manque de revenus devient préoccupant à mesure que les enfants grandissent et, après avoir pris leurs distances vis-à-vis des Enfants de Dieu à la fin des années 1970, les Phoenix décident de s’établir pour de bon à Los Angeles. En posant définitivement leurs valises dans la Cité des Anges, ils goûtent un cadre de vie plus conventionnel.

Tandis que la mère de Joaquin devient secrétaire pour NBC et son père paysagiste, la fratrie est également mise à contribution, en étant incitée à se produire dans des spectacles de rues qui marquent les prémices de leur vocation artistique. C’est au début des années 1980 que la chance leur sourit, lorsqu’ils sont découverts par un chasseur de tête, qui décèle le potentiel de ces enfants aussi soudés que passionnés. Au cours des spots publicitaires et des apparitions télévisés qui forgent leur jeu, les frères et sœurs apprennent les ficelles du métier, en faisant preuve d’une aisance naturelle qui sied à leur rêve de cinéma. Pour autant, à cette époque, River est seul à véritablement se démarquer et confirme son talent précoce en décrochant le rôle principal de Stand by me (1986), touchant road movie qui le propulse au rang de révélation hollywoodienne.

Alors que son aîné gravit les échelons du Septième Art à un rythme effréné, Joaquin mène parallèlement une carrière plus discrète. Lorsque River succombe à une overdose sous ses yeux, il doit pourtant se rendre à l’évidence qu’en plus d’avoir perdu son frère, il a perdu un mentor. Survenu quelques jours après que Joaquin ait soufflé sa 19e bougie, le drame agit sur lui comme un électrochoc : dès lors, il mettra les bouchées doubles pour mener la carrière que son frère n’aura jamais l’occasion de réaliser. S’il s’était jusque-là exclusivement cantonné à des rôles télévisuels, Joaquin Phoenix aspire désormais à élargir son champ d’action au grand écran et c’est ce que la comédie dramatique Prête à tout (1995) lui permet de faire.

Sous la direction de Gus Van Sant – qui avait offert à River le rôle de la consécration avec My Own Private Idaho (19991) – le comédien prouve qu’il a déjà tout d’un grand. C’est le début d’une carrière rythmée de nombreuses pépites en tous genres, à commencer par U Turn (1997) d’Oliver Stone, mais aussi The Yards (2000), second long métrage de James Gray qui sera surtout la première pierre d’une collaboration riche de quatre films, comme Joaquin Phoenix devient l’acteur fétiche du cinéaste avec ce film. Par la suite, les projets auxquels il inscrit son nom témoignent de l’éclectisme qui le caractérise, à l’instar de Gladiator, Buffalo Soldiers, Le Village, Walk the Line – qui lui vaut le Golden Globe du Meilleur acteur – La nuit nous appartient, Two Lovers, The Master ou, plus récemment, The Immigrant, qui concourrait à la Palme d’Or lors de la 66e édition du Festival de Cannes.

Avec Inherent Vice, Joaquin Phoenix brouille une nouvelle fois les pistes et revêt le costume d’un détective privé un peu looser et très enfumé. Un film présenté comme un thriller psychédélique tourné dans le pur esprit des années 1970, qui gagnera le cœur des inconditionnels d’Anderson le 4 mars prochain. Et, pour les plus impatients d’entre vous, L’Institut Lumière de Lyon prépare une avant-première exceptionnelle le 24 janvier, en présence de Paul Thomas Anderson et Joaquin Phoenix ! Infos et réservations en cliquant ici.

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