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Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E : Guy Ritchie, le fin limier d'Hollywood

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Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E : Guy Ritchie, le fin limier d'Hollywood

Guy Ritchie fait partie de ces hommes qui se sont fait par eux-mêmes. Autodidacte biberonné aux westerns, le réalisateur anglais a conquis les grands studios en pariant sur une poignée d’acteurs charismatiques (Jason Statham en tête) et des brochettes de gangsters bien allumés. Roi du film d’arnaque, le Britannique bluffe souvent et remporte souvent la mise. À l’occasion de la sortie sous-jacente de son prochain coup de poker, Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E (16 septembre), l’adaptation de la série culte des années 1960 Des agents très spéciaux, retour sur l’ascension de ce fin limier bien à part dans la machine hollywoodienne.

Né le 10 septembre 1968 à Hatfield, une commune anglaise située à une vingtaine de kilomètres de Londres, Guy Ritchie se prend de passion pour le cinéma après avoir visionné Butch Cassidy et le Kid. Pas de discussions possibles, il fera du cinéma, que ses parents – séparés depuis ses cinq ans – le veuillent ou non. Alors âgé de quinze ans, il met fin à ses études et quitte définitivement les bancs de l’école. Pas question pour lui d’intégrer une école ou une fac de cinéma, l’adolescent préfère apprendre sur le tas. Il lui faudra patienter une dizaine d’années avant de faire ses classes dans le métier.

Après avoir effectué de petits jobs alimentaires (barman, maçon) à Londres, un ami lui propose d’être « runner » dans une boîte de publicités. Il a 25 ans et le métier d’assistant ne lui plaît guère, malgré qu’il ait appris tous les rouages de l’audiovisuel et du traitement de l’image grâce à son expérience dans la pub. L’apprenti cinéaste ne veut plus seulement seconder mais montrer de quoi il est capable. Et le British en a sous le pied ! D’abord réalisateur de clips et spots publicitaires, il se lance dans son premier court-métrage en 1995. Baptisé The Hard Case , il y met en scène l’acteur Wale Ojo dans le rôle d’un joueur de poker. Les dés sont jetés, il ne reste plus qu’à compter sur la chance.

Guy Ritchie - Agents Très Spéciaux

Guy Ritchie a de la veine puisque son ami Sting et son épouse Trudie Styler acceptent d’investir dans son premier long-métrage, Arnaques, crimes et botanique (1998), budgété à 1 500 000 dollars. Imaginé comme une suite de son court-métrage, ce dernier s’inscrit dans la lignée des films d’escroquerie. Quatre magouilleurs ayant trouvé le filon pour qu’une partie de cartes à forts enjeux se déroule sans accrocs, voient leurs plans déjoués. Si cette première réalisation ne fait pas l’unanimité à sa sortie, elle a le mérite de révéler Jason Statham , futur poids-lourd du cinéma américain. Alors vendeur de bijoux au noir, le Britannique se fait alpaguer dans la rue par Guy Ritchie, qui lui confie le rôle de Bacon, l’un des escrocs à la petite semaine.

De nouveau grâce à Sting et son épouse, le cinéaste fait la rencontre d’une icône en la personne de Madonna. Le courant passe immédiatement entre la reine de la pop et l’homme de cinéma. Cette année-là, tout lui sourit puisque sort en salles son deuxième long-métrage, le décalé Snatch , ovni cinématographique de 10 000 000 de dollars – soit dix fois plus que son premier film – avec Brad Pitt en tête d’affiche, incarnant un boxeur manouche au phrasé devenu culte. Avec cette deuxième réalisation, Guy Ritchie développe sa patte, si bien qu’il est comparé à Quentin Tarantino par le tout-Hollywood, notamment lorsqu’il joue la carte de l’humour dans les scènes de violence.

En plus de développer une réelle patte artistique, ponctuée par une mise en scène très énergique, une caméra agitée dans les scènes d’action et un goût très prononcé pour les malfrats, le réalisateur britannique voue un amour incommensurable à la ville de Londres : « Oui, Londres. Vous savez bien ? Fish, chips, tasse de thé, bouffe dégueu, temps de merde, Mary Poppins de mes deux. Londres ! ». Du quartier de Park Street dans Arnaques, crimes et botanique au Londres victorien de Sherlock Holmes , en passant par les ruelles poisseuses de Snatch, la plupart des productions survitaminées de Guy Ritchie prennent la capitale anglaise pour décor.

Guy Ritchie - Sherlock Holmes

Au début des années 2000, il retourne à ses premiers amours et place sa compagne Madonna au premier plan de plusieurs réalisations. D’abord dans le clip de son tube What it feels like for a girl (2001), dont la violence ne résistera pas à la censure. La même année, il filme de nouveau sa muse aux côtés de Clive Owen, Michael Beattie et Toru Tanaka JR dans le court-métrage de BMW The Hire : Star, puis réalise son troisième long-métrage, À la dérive , remake du film italien Vers un destin insolite, sur les flots bleus de l’été (1974) réalisé par Lina Wertmüller, dans lequel la pop star joue un rôle proche du sien, celui d’une femme riche et capricieuse.

À compter de 2005, il ajoute à ses casquettes de réalisateur et scénariste, celle de producteur. Il produit d’abord Revolver (2005), puis RockNRolla (2008), dans lequel il retrouve l’acteur Mark Strong, déjà au générique de Revolver et futur méchant de ses Sherlock Holmes. Il s’attaque la même année au mythe de la littérature britannique, qu’il assaisonne à son gré. Version moderne portée par Robert Downey Jr et Jude Law , le film au budget de 90 millions de dollars dépasse les 2 millions d’entrées en France. Conquis par la prestation de Jude Law, il collabore ensuite avec le gentleman dans un clip pour Dior.

Le succès est tel que les deux détectives rempilent pour un second volet en 2011. Avec un budget de 125 millions de dollars, Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres devient le film le plus cher de Guy Ritchie. Pour son prochain coup de maître, Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E , le cinéaste braque de nouveau sa caméra sur un duo singulier, Napoleon Solo (Henry Cavill) et Illya Kuryakin (Armie Hamme), deux espions, l’un de la CIA, l’autre du KGB, qui vont devoir collaborer en plein conflit de Guerre froide pour sauver le monde d’une organisation criminelle internationale.

Pour découvrir Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E., rendez-vous dans les salles obscures à partir du 16 septembre !

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