Warner Bros. Actualités

Gotham, le visage sombre des séries DC

Publié

Gotham, le visage sombre des séries DC

Contrairement à ce que son pitch laisse entendre, Gotham n’est pas tant une série sur la genèse du mythe de Bruce Wayne que sur la ville qu’il se donnera pour mission de protéger, à l’âge adulte. Surnom de New York au XIXe siècle, Gotham change de visage au siècle suivant, en empruntant davantage à l’architecture de Chicago qu’à la Grosse Pomme. On le constate dans les vignettes des comics où Bob Kane et Bill Finger façonnent ses lettres de noblesse, en faisant de ses ruelles enfumées le décor des aventures de l’Homme chauve-souris et de ses ennemis. Depuis les années 1940, cette ville fictive n’a cessé de se populariser, entretenant sa légende jusqu’à se décliner à travers une série éponyme, créée et développée par Bruno Heller (Mentalist). Coup de projecteur sur un show qui fait la part belle au vice et à la corruption d’une ville qui n’a pas fini de fasciner les mordus de l’univers DC. Décryptage.

Décor de comics

Mentionnée pour la première fois dans Wow Comics no.1 , Gotham City a permis à Bruce Wayne de s’illustrer dans un environnement qui lui est propre et non plus à New York, comme c’était le cas jusqu’alors. Créée deux ans après le Chevalier Noir, Gotham est aussi l’œuvre de ses pères fondateurs, le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger. À l’instar de Superman , qui vit dans le décor fictif de Metropolis , Bruce Wayne habite Gotham, une ville dont il est le défenseur autoproclamé. Metropolis et Gotham ont beaucoup en commun, puisque ce sont deux grandes villes américaines, modernes et en constante effervescence, à ceci près que Gotham est résolument plus lugubre que Metropolis.

Gotham1

Magnifiant sa face sombre dès le premier opus qu’il consacre à Bruce Wayne, Tim Burton y a insufflé sa patte en 1989, comme le souligne Les Cahiers du Cinéma , en notant : « La modernité fulgurante, jeune et sauvage du film de Burton est à l'image de l'Amérique elle-même ». Pour l’anecdote, dans ce long métrage, on aperçoit Vicky Vale et Alexander Knox examiner une carte censée représenter Gotham , mais qui est en réalité un plan de… Vancouver. À mille lieues de la quiétude de la cité canadienne, Gotham se caractérise par son intense noirceur . Le Joker dira lui-même de cette ville « qu’aucune honnête personne ne devrait y habiter ». Un constat contre lequel Bruce Wayne et ses héroïques acolytes s’insurgent, faisant tout pour chasser les vilains et les criminels hors des murs. Green Lantern, Black Canary et la Justice League espèrent ainsi bouter Mr. Freeze, l’Homme mystère, le Pingouin et les autres crapules loin de Gotham.

Série hommage, série noire

À l’approche de la diffusion de la seconde moitié de la saison 2 à l’antenne de la Fox, Gotham reste fidèle à l’essence du décor imaginé par Kane et Finger. Incomprise par les téléspectateurs qui pensent y trouver les mêmes codes que ceux d’Arrow, The Flash ou Supergirl , la série de Bruno Heller sort des sentiers battus, pour explorer les rapports de corruption tacite qui existent entre les personnages, au lieu de faire le portrait des personnages eux-mêmes. Un parti pris audacieux, qui dévoile les relations d’influences qui se tissent et qui rend cette série unique. S’imposant comme une ode à la ville des créateurs de Bruce Wayne , l’intrigue du show se déroule alors que Bruce est enfant et qu’il vient de perdre ses parents.

Gotham2

Avec ce contexte en toile de fond, Heller et son équipe de scénaristes mettent en scène l’arrivée mouvementée de James GordonBen McKenzie , qui a bien grandi depuis Newport Beach – dans cette ville dont la pègre a fait son royaume. Dans le pilote ( Bruce Wayne ), le futur commissaire fait encore figure de jeune flic intègre, convaincu qu’on peut solutionner le mal qui ronge Gotham, en se cantonnant à la stricte application de la loi. Pour autant, les mises à l’épreuve ne tardent pas à se succéder et son éthique de policier incorruptible pourrait bien vaciller… Entre idéal de justice et contraintes liées à ses accointances avec les criminels plus ou moins respectables qu’il croise au gré de ses affaires, Gordon va devoir garder la tête froide et faire preuve de courage s’il veut triompher des dangers qui le guettent. Sauver Gotham de sa torpeur ne s’annonce pas simple.

Pour suivre les péripéties de James Gordon et de la population corrompue de Gotham, rendez-vous tous les TMC tous les vendredis à partir de 20h50

Attention

 
 
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly. Update my browser now

×

Produit ajouté au panier