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Écrivains à Hollywood : Victor Fleming, le magicien du 7e Art

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Écrivains à Hollywood : Victor Fleming, le magicien du 7e Art

Réalisateur émérite du Magicien d’Oz (1939) – le film le plus vu au monde selon la Bibliothèque du Congrès – et du multi-oscarisé Autant en emporte le vent (1939), Victor Fleming transforme tout ce qu’il touche en or. Si sa vie est à l’image de ses films : riche et épique, il reste peu connu du grand public sur le plan personnel et brille avant tout par les nombreux chefs-d’œuvre qui composent sa filmographie et qui perpétuent sa légende plus de 60 ans après sa mort. Ayant mené, tambour battant, le cinéma américain vers son Âge d’Or, Fleming fait partie des pionniers d’Hollywood mais, au-delà de cela, il fait surtout partie du club très fermé des cinéastes qui ont traversé les genres et les époques avec brio.

Après avoir donné ses premiers tours de manivelle à l’ère du muet, il est propulsé sur le devant de la scène par le cinéma Pré-Code et sera consacré par l’ère des films parlants Technicolor ; une ère qu’il initie dès la fin des années 1930 avec Le Magicien d’Oz et les fameux souliers rouges de Dorothy. À l’occasion de l’édition d’Un Nommé Joe (1943) – pépite oubliée qu’il réalise sur un scénario de Dalton Trumbo, avec Spencer Tracy en tête d’affiche – au sein de la collection Écrivains à Hollywood des Trésors Warner, découvrez qui était vraiment Victor Fleming.

Né dans les hauteurs de Los Angeles, à deux pas de ce qui allait devenir le berceau du Septième Art, Victor Fleming a six ans lorsque le cinéma est créé, sous l’impulsion des frères Lumière et de leur cinématographe. La 'machine à rêves' est lancée et, dès l’adolescence, Fleming s’y intéresse. Entrant dans l’aventure par la petite porte, il parvient à se faire engager comme opérateur, puis directeur de la photographie, et fait déjà preuve d’une curiosité sans borne quant à cet univers en pleine mutation.

En 1915, collaborant auprès de D. W. Griffith sur Naissance d’une nation, il acquiert les ficelles du métier et se trouve aux premières loges de la petite révolution qu’engendre le film, considéré comme le premier long métrage de l’histoire du cinéma. Fort d’une expérience des plateaux de tournage qui s’étoffe de projet en projet, il pourrait être obligé de mettre sa vocation entre parenthèses lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale mais Victor Fleming y voit, à l’inverse, l’occasion de faire ses armes de réalisateur. Mobilisé sur le front européen en tant que Lieutenant, il devient opérateur de guerre et forge son style instinctif et authentique, loin des commodités offertes par les studios de sa Californie natale.

De retour au pays, son amitié avec Douglas Fairbanks – la star de l’époque – lui ouvre des portes. En 1919, il se lance dans la réalisation de films d’aventure et choisit, sans surprise, le comédien comme protagonistes de ses œuvres de jeunesse. Enchaînant les films à un rythme effréné, il se fait rapidement remarqué par les majors, qui prennent leur essor dès le début des années 1920. Les choses s’accélèrent au cours de la décennie suivante. Alors que l’arrivée du parlant, introduite par Le Chanteur de jazz en 1927, a raison de nombre de professionnels du cinéma, Victor Fleming est porté par ce tournant et prend un nouvel élan en s’engageant dans l’ère Pré-Code.

En 1932, il dirige Jean Harlow dans La Belle de Saïgon, film emblématique de celle qu’on surnomme 'la Blonde Platine', puis retrouve la comédienne l’année suivante pour Bombshell, dont l’intrigue met en abîme le cinéma et son univers sulfureux. Bombshell marque également la première étape de sa collaboration avec Clark Gable, son acteur – parlant – fétiche. Si l’ère du cinéma Pré-Code a porté chance à Victor Fleming, la suite de sa carrière suit la même trajectoire, grâce au succès du Magicien d’Oz. Adapté du roman éponyme de L. Frank Baum, ce film musical culte, dont le Somewhere over the rainbow de Judy Garland résonne encore aux oreilles des cinéphiles nostalgiques, a néanmoins connu un tournage houleux et vu cinq cinéastes différents se succéder à sa réalisation.

Pour autant, Fleming parvient à tirer son épingle du jeu et récidive, dans la foulée, avec un autre film réalisé à plusieurs mains : Autant en Emporte le vent. Fort de ce double triomphe et de son Oscar du Meilleur réalisateur, il entame les années 1940 avec la cinéphilie qui l’a toujours caractérisé, sans savoir qu’il s’agirait de sa dernière décennie à Hollywood, puisqu’un infarctus du myocarde l’emporte en 1949. Avant de tirer sa révérence, Fleming signe plusieurs œuvres de référence, parmi lesquelles Un Nommé Joe gagne à être connu. Empruntant à la fois au registre du film de guerre, de la romance et du fantastique, il est l’un des plus ambitieux du réalisateur sur le plan narratif et aura valu à Dalton Trumbo de faire ses preuves en tant que scénariste.

Un film à (re)découvrir sans plus attendre en DVD, dans la collection Écrivains à Hollywood des Trésors Warner, en cliquant ici.

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