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The Knick :« Steven Soderbergh nous donne l’opportunité de faire nos propres choix » (André Holland)

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The Knick :« Steven Soderbergh nous donne l’opportunité de faire nos propres choix » (André Holland)

Partageant l’affiche de The Knick avec un Clive Owen qui embrasse la vocation de médecin avec brio et beaucoup de mordant, André Holland livre une performance d’acteur intense dans la saison 1, en incarnant un chirurgien noir obligé de se surpasser pour qu’on le laisse exercer son métier, à une époque où les droits civiques n’étaient que chimère. Un thème qui fait écho aux films engagés dans lesquels le comédien s’est illustré avant d’enfiler la blouse du Dr. Algernon Edwards : le biopic 42 , mais aussi l’oscarisé Selma , ou, plus récemment, le drame social Black or White . Autant de projets qui sont « importants d’un point de vue personnel » pour l’acteur, qui s’est confié dans un entretien enregistré à Londres. Avant de vous (re)plonger dans la première saison de ce show qui rebat les cartes des séries hospitalières, découvrez l’envers du décor en compagnie d’André Holland ! Morceaux choisis.

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New York, 1900. La naissance de la médecine moderne

Peignant un portrait sans fard de l’évolution – expérimentale et douloureuse – de la médecine au début du siècle dernier, The Knick utilise ce thème comme toile de fond d’une intrigue qui aborde des aspects qui dépassent le cadre de la santé. Discriminations, addictions et manipulations en tous genres sont les maîtres-mots de cette série HBO , qui porte en elle les valeurs de la chaîne câblée : audace et originalité. Plus largement, c’est le basculement de la société new-yorkaise dans la modernité qui est mis en scène, avec les drames et les aspirations que cela comporte. Une époque qu’on connait finalement assez mal et qu’on découvre sous un angle inédit grâce à l’œil aiguisé de Steven Soderbergh ; père de la saga Ocean’s et réalisateur-producteur de la série.

« Je l’ai découverte à travers la série », confie André Holland, au sujet de la médecine de 1900. De ses projets précédents à la salle d’opération du Knickerbocker (le Knick), il n’y a pourtant qu’un pas. Un pas forcément engagé, que l’acteur a franchi pour « faire une chose dont mes parents puissent être fiers », dit-il dans un sourire. Plus sérieusement, l’interprète du Dr. Edwards souligne : « Il y a tellement d’exemples négatifs qui concernent les Afro-Américains, que j’ai pensé pouvoir faire rayonner les moments de l’Histoire qui nous rendent fiers », avant d’ajouter : « Ça me tient à cœur et ça fait vraiment du bien d’avoir pu contribuer à aller dans cette direction ».

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Un rôle exigeant

Sous les traits de ce pionnier de la chirurgie , que ses confrères ne prennent pas au sérieux en raison de sa couleur de peau, André Holland livre une interprétation dont la critique dit qu’elle « impose le respect » (Filmink). Une reconnaissance qui résulte d’un travail de fond de la part du comédien, qui explique avoir été confronté à plusieurs scènes particulièrement fortes , à l’instar de l’épisode 7 – Get The Rope – qu’il a trouvé « émotionnellement exigeant ». Fort de la confiance que Steven Soderbergh plaçait en lui, comme en chaque acteur, Holland a été en mesure de donner le meilleur de lui-même sur le tournage. Il raconte : « À ce stade, nous les acteurs avions déjà eu l’opportunité de faire des propositions, de sorte que nos idées avaient pu être incorporées ».

« Steven [Soderbergh] vous donne beaucoup de liberté en ce qui concerne les décisions que vous êtes amené à prendre », observe-t-il.

Ayant particulièrement apprécié de travailler avec le cinéaste, le comédien note : « Quand vous allez tourner une scène, il dit : 'Ok, répétons-la. Que veux-tu faire ?' (…) En tant qu’acteur, j’apprécie vraiment que Steven nous donne l’opportunité de faire nos propres choix et de les faire dans l’esprit du personnage ». Soderbergh et HBO , c’est une longue et belle complicité (Unscripted, K Street, Che parties 1 et 2, Ma Vie avec Liberace) et il en va de même pour le téléspectateur qu’est André Holland, qui se décrit volontiers comme un « fan d’HBO ». Questionné sur ses séries de prédilection, il dit aimer « Sur écoute, Les Soprano et Game of Thrones » et évoque The Knick comme : « Une série qui ressemble davantage à un film de 10 heures ».

Louant « l’esthétique » et « la façon dont elle est créée », le comédien explique qu’il « faut avoir vu la saison complète pour vraiment comprendre et apprécier l’évolution des personnages ».

De quoi attiser d’autant plus l’impatience autour de la saison 2 , diffusée à partir d’octobre outre-Atlantique. Levant une partie du voile, l’interprète d’Algernon confie : « La saison 2 sera davantage axée sur ce qui se passe en dehors des murs de l’hôpital (…) et sera encore meilleure que la première ». Un teasing des plus alléchants de la part de l’acteur, qui conclut en rappelant que, malgré que « dans la série les médecins échouent plus souvent qu’ils ne réussissent (…), The Knick est une déclaration d’amour à la vocation ».

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Pour rappel, la première saison de The Knick est à (re)découvrir en Blu-ray et DVD dès le 2 septembre !

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