TOUT WARNER BROS.

Le Hellfest fait rimer cinéma avec chaos

Ce weekend, la fête sera au rendez-vous du plus infernal des festivals de hard rock, le bien nommé Hellfest . Ode à la décomplexion et aux cheveux longs qu’on secoue au rythme de guitares saturées, cette manifestation est l’occasion de rappeler que le chaos n’est pas réservé aux mélomanes, mais qu’il peut aussi ravir les cinéphiles. Tour d’horizon des films chaotiques dont on ne se lasse pas !

Orange mécanique

Décrié par d’aucuns, adulé par les autres, Orange mécanique (1972) ne laisse personne indifférent. 45 ans après sa sortie, le sulfureux thriller de Kubrick continue de fasciner. Chef de file des redoutables droogs, Alex DeLarge (Malcolm McDowell) est un anti-héros malsain à souhait , qui entretient des rapports troubles avec la violence et le sexe, en y mêlant folie et sadisme. Un cocktail détonnant pour un long métrage qui fait figure de leçon de maître, comme le sont tous les films du réalisateur de 2001 : L’Odyssée de l’espace .

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Dark Shadows

Dans la pure tradition burtonienne, Dark Shadows (2012) se décline sous le signe de l’humour noir et du fantastique. Délicieusement lugubre, il marque la septième collaboration de Tim Burton avec son acteur fétiche, Johnny Depp , tout en faisant la part belle à une Eva Green « absolument convaincante » ( Le Parisien ). Entre ail et patchouli, Burton signe une comédie vampirique librement inspirée de la série télévisée de Dan Curtis , diffusée de 1966 à 1971 sur la BBC. Le cinéaste en profite pour retrouver une autre de ses protégés : Michelle Pfeiffer , 20 ans après Batman, le défi . La BO du long métrage, quant à elle, n'a rien à envier à la programmation du Hellfest. 100% Rock, elle mêle l'iguane Iggy Pop aux groupes légendaires Deep Purple et Black Sabbath , en passant par le grand Alice Cooper , qui se paye le luxe d'un habile caméo.

Mars Attacks !

Alors que Danny Elfman vient d’être annoncé à la BO de Justice League , impossible d’oublier les musiques venues d’ailleurs que le compositeur a signé pour « l’ovni cinématographique » de Tim Burton (encore lui). Mars Attacks ! (1996), « un film à l’ironie féroce », observe Le Figaro . Héritier de la littérature SF des fifties, d’Orson Welles et de Kubrick, Butron met en scène la libre adaptation de La Guerre des mondes . pour l’anecdote, le roman culte d’H. G. Wells est tourné en dérision dès le générique d’ouverture, avec un logo Warner Bros. en forme de soucoupe volante ! On notera enfin qu’il s’agit de la troisième collaboration du réalisateur avec Jack Nicholson et Danny DeVito , tout en saluant la préstation de la jeune Natalie Portman , fraîchement révélée par Léon .

Mad Max : Fury Road

Les séquences de la guitare-lance flammes et de ses riff apocalyptiques parlent d’elles-mêmes : ce quatrième opus de la saga Mad Max est probablement le plus rock’n’roll d’entre tous. Connu pour ne pas faire dans la demi-mesure, George Miller positionne son guitariste sur un camion lancé à pleine vitesse dans un désert dystopique, devant un mur d’enceintes. « Impossible de ne pas être scotché lors des rares apparitions du Doof Warrior », souligne 20 Minutes , précisant que « l’acteur/musicien joue vraiment dans les conditions vues à l’écran ».

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Rock Forever

Hommage aux standards du rock, Rock Forever (2012) transmet une bonne dose d’énergie. « Il y a (…) suffisamment d'entertainment débridé pour qu'une fois les lumières rallumées, on ait irrémédiablement envie de s'en repayer une tranche », souligne Cinemateaser . Devant la caméra d’Adam Shankman ( Hairspray ), Tom Cruise, Alec Baldwin, Russell Brand, Catherine Zeta-Jones ou encore Bryan Cranston sont réunis. Emmené par une BO survitaminée, cette comédie romantique punchy s’impose comme un feel good movie qui plaira autant aux musiciens dans l’âme qu’aux néophytes.

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