Warner Bros. Actualités

La Charge héroïque de John Ford et John Wayne

Publié

Ginger Rogers et Fred Astaire, Bogey et The Look, Hitchcock et Herrmann… Si le Septième Art a connu de nombreux tandems de légende – face caméra ou côté coulisses – nul doute que le duo que formaient John Ford et John Wayne a, lui aussi, marqué l’histoire du cinéma. Ayant collaboré à 18 films sur près de cinquante ans, 'les deux Johns' renvoient l’image de deux inséparables cinéphiles. Ensemble, ils ont porté fièrement les couleurs du western, un genre qui a toujours eu leurs faveurs et qui atteint son paroxysme en 1949, avec La Charge héroïque . Un film-charnière, qui est à mi-parcours de leur destin hollywoodien, où The Duke revêt l’uniforme d’un Capitaine de cavalerie et, une fois n’est pas coutume, porte la moustache ! Retour sur ce classique intemporel, à l’occasion de son édition DVD au sein de la collection Patrimoine .

Un duo héroïque

Lorsque La Charge héroïque sort sur les écrans, John Ford a 55 ans et John Wayne, les tempes grisonnantes, a 42 ans. Frères siamois des plateaux de tournage, ils se connaissent par cœur et ont déjà signés 8 longs métrages, façonnant leur mythe commun avec des séquences épiques et des intrigues où le thème de fond côtoie toujours un patriotisme assumé. Pour leur 9e collaboration , les deux aficionados du western poursuivent leur exploration de ce genre au combien américain, en entraînant leur public plus d’un demi-siècle en arrière, lorsque les États-Unis étaient en proie aux guerres territoriales opposant cowboys et Indiens.

En 1876 , alors que l’armée américaine a essuyé un lourd revers avec la déconvenue du Général Custer sur le front de Little Big Horn, la tension est maximale entre les tribus de Natifs et ceux qu’ils appellent 'les visages pâles'. Tandis qu’un bras de fer sans précédent s’amorce entre les deux camps, le Capitaine Nathan Brittles (Wayne) se retrouve isolé face au soulèvement qui le guette. Tenant le cap, même s’il est sur le point de prendre sa retraite, il va tout mettre en œuvre pour mener ses hommes à la victoire. Pour autant, pas question d’user de la violence sans chercher une issue plus humaine à cette délicate situation. Ami d’un ancien chef indien, Brittles va alors chercher une voie plus diplomatique, pour une sortie de crise la moins dommageable possible. Mais peut-il encore inverser le cours des choses ?

Un film majeur

Second volet de la trilogie non-officielle que Ford dédie à l’univers de la cavalerie, La Charge héroïque suit Le Massacre de Fort Apache (1948) et précède Rio Grande (1950). Dans son ton et dans sa forme, il se situe à la croisée du film de guerre et du western. De quoi donner au réalisateur tout le loisir de mettre en scène les ingrédients qui lui tiennent à cœur – pugnacité, courage et patriotisme – tout en insufflant un grain de romantisme à l’intrigue, grâce au personnage féminin principal : Olivia Dandridge, la nièce du Capitaine. Incarnée par Joanne Dru , elle est sujette à toutes les convoitises de la part des soldats de la garnison, qui succombent unanimement à sa beauté malgré le ruban de couleur jaune qu’elle arbore et qui signifie, selon la tradition, qu’elle est déjà engagée auprès d’un homme.

Un ruban qui a son importance, comme le titre VO y fait directement référence ( She Wore a Yellow Ribbon ) et qui possède aujourd’hui une autre résonnance, puisqu’outre-Atlantique le ruban jaune est devenu un signe de deuil militaire. Avec ses petites touches d’humour, son suspense et ses personnages attachants, La Charge héroïque abat ses cartes. Dans le décor grandiose de la Monument Valley , l’Ouest américain n’aura jamais été aussi beau qu’à travers les plans, inspirés des peintures de Remington, que John Ford tourne avec, au premier plan, son acteur fétiche et éternel complice : John Wayne.

Un film indispensable, à retrouver en DVD au sein de la collection Patrimoine , en cliquant ici.

Attention

 
 
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly. Update my browser now

×

Produit ajouté au panier