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Orange Mécanique, le chef d’oeuvre dystopique de Stanley Kubrick

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Orange Mécanique, le chef d’oeuvre dystopique de Stanley Kubrick

Le film d’anticipation britannique de Stanley Kubrick est sorti sur les écrans il y a presque 50 ans et pourtant il semble intemporel. Avec des personnages hauts en couleur et une démonstration de violence et d’érotisme sans précédent, Orange mécanique a marqué les esprits de nombreux cinéphiles.

La couleur comme expression

Orange mécanique Après avoir offert plusieurs œuvres conséquentes telles que Lolita, Les Sentiers de la Gloire ou Docteur Folamour, Stanley Kubrick embrasse les années 1970 en abandonnant le noir et blanc dans ses films. De plus en plus perfectionniste et exigeant, le cinéaste profite du passage à la couleur pour revoir ses conditions de travail et propose, en 1968, l’inoubliable 2001, l’Odyssée de l’espace. Après ce coup d’essai réussi, le réalisateur revient trois ans plus tard avec un film d’anticipation psychédélique, réalisé caméra à l’épaule.

Adapté du roman éponyme d'Anthony Burgess, Orange Mécanique suit la montée de la psychose d’Alexandre de Large (Malcolm McDowell), chef de la bande des droogies, à travers des actes répétés de violence, de sadisme et de terreur. Mais le gang va se heurter au gouvernement et des scientifiques engagés pour les remettre dans le droit chemin, coûte que coûte. Élu meilleur film de l’année 1972 par le New York Film Critics Circle, Orange mécanique est l’un des plus gros succès de Warner Bros., même s’il a suscité une polémique à l’époque. En effet, des délinquants anglais s’étaient inspirés des personnages pour terroriser les habitants.

Le double, représentation du bien et du mal

Orange mécanique Stanley Kubrick aborde dans beaucoup de ses films la dichotomie entre le bien et le mal à travers des personnages psychologiquement instables. Sur l’air de la Symphonie n°9 de Beethoven, Malcom McDowell crève l’écran en insufflant un grain de folie au personnage d’Alex, anarchiste inconscient dans un monde en déclin. Mélangeant humour, drame, psychologie et violence, Orange mécanique est une véritable satire de la société moderne où les jeunes prennent le pouvoir. D’ailleurs, pour bien appuyer la frontière entre les rebelles et les autres habitants, c’est Alex qui narre l’action du film à la première personne dans un langage particulier : le Nadsat, un argot adolescent.

Recueillant 91 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes, Orange Mécanique est, avec 2001, l’Odyssée de l’Espace, le film le plus connu de Stanley Kubrick auprès des fans de cinéma. Plusieurs scènes sont devenues culte comme les dégustations de lait du gang des droogies ou la tentative de réhabilitation d’Alex grâce à un conditionnement psychologique traumatisant. Devenue elle aussi une référence du cinéma, l’affiche du film a été réalisée par le peintre Philip Castle et le designer Bill Gold.

Toute la beauté d’Orange mécanique réside dans son atmosphère pesante et malsaine mais aussi dans ses scènes visuellement brillantes, semblables à des peintures. Après ce film viscéral, Stanley Kubrick s’illustrera dans d’autres registres avec Barry Lyndon, Shining, Full Metal Jacket et Eyes Wide Shut, avant de décéder un 7 mars 1999, laissant orphelins de nombreux cinéphiles.

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