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Monsieur Joe par Ernest B. Schoedsack : la patte de King Kong

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Monsieur Joe par Ernest B. Schoedsack : la patte de King Kong

En 1933, King Kong définissait le film de monstre en présentant au public un grand singe qui allait entrer dans l’histoire. Aux manettes de ce classique rebooté par Jordan Vogt-Roberts avec Kong: Skull Island (2017), on retrouve le prolifique duo Merian C. Cooper / Ernest B. Schoedsack . Ce dernier a offert à son mythique gorille une déclinaison ( Le Fils de King Kong ) et, en 1949, il filme encore un primate dans Monsieur Joe . À retrouver en DVD en cliquant ici.

Spectaculaire

Pas roi mais tout-de-même « monsieur », Joe est le héros du film qu’Ernest B. Schoedsack réalise à l’aube des fifties. Il correspond au personnage archétypal du cinéaste : un animal auquel le scénario donne une dimension humaine. King Kong semblait déjà plus humain que les hommes dans la fameuse scène de l’Empire State Building et il en va de même pour Joe. L’histoire est celle d’un producteur de spectacles qui se rend en Afrique pour se constituer un bestiaire de fauves. Les membres de son expédition tombent nez-à-nez avec un singe gigantesque qui, à la manière du singe de Tintin, est apprivoisé. Embarqué vers les États-Unis pour y devenir une bête de foire dans un show intitulé « Monsieur Joe », l’animal aura beaucoup de peine à s’adapter à cet environnement urbain, si différent de son habitat naturel. Si cette histoire est familière aux inconditionnels de King Kong, c’est aussi parce que Merian C. Cooper est présent au générique. Sans coréaliser le film comme il avait pu le faire par le passé, l’éternel complice de Schoedsack signe le scénario de Monsieur Joe.

L’influence de King Kong

Le titre VO, Mighty Joe Young (L'Impressionnant Joe Young), permet de dresser un parallèle entre les deux œuvres : la sauvagerie du singe est utilisée par les hommes comme objet de divertissement, tandis que l’animal cherche à regagner sa jungle natale. En 1949, il s’agit d’étoffer davantage ce schéma narratif, qui avait fait recette en 1933 et, pour cette raison, la bonté du gorille est mise en avant dans une séquence où Joe sauve des enfants d’un orphelinat en feu. « La scène, spectaculaire, est filmée à l'ancienne avec des filtres rouges », indique Télérama. Côté coulisses, le mécanisme reste le même car Schoedsack, aidé du pionnier des effets spéciaux Willis O'Brien (oscarisé® pour son travail sur ce film), opte pour une figurine animée image par image, comme King Kong à l’époque.

Mi-monstre, mi-héros, Joe est comme Godzilla : une créature inclassable. La personnification de la bête provoque l’empathie du public. Surtout, l’influence néfaste de la civilisation tend à le rendre monstrueux. « Beaucoup plus docile que ses illustres ancêtres, ce chimpanzé nommé Joe ne devient violent que sous l'empire de l'alcool », explique Télérama, précisant : « Les temps ont changé depuis 1933, la prohibition n'est qu'un lointain souvenir ». Pour Schoedsack, ce sera le baisser de rideau puisque ce film est son dernier long métrage de fiction. En 1999, le remake de Ron Underwood Mon ami Joe offrira à une Charlize Theron débutante l’occasion de briller dans l’un de ses premiers rôles. Pour l’anecdote, le concepteur des effets spéciaux Ray Harryhausen, qui avait fait son baptême cinématographique avec Monsieur Joe, a eu droit à un caméo dans ce remake. La boucle est bouclée !

Monsieur Joe concentre une réalisation charmante et désuète dans un film à retrouver en DVD en cliquant ici.

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