TOUT WARNER BROS.

Les confidences du casting de Live By Night

Aux États-Unis, les années 1920 sont à la fois synonyme de Prohibition et d’excès . Des excès festifs, à l’image des soirées qu’on passait à danser le Charleston, mais aussi des excès immoraux induits par l’essor de la mafia et de bootleggers peu scrupuleux. Un contexte frénétique qui reflète la noirceur d’une Amérique proche du déclin de la Grande Dépression. Retranscrite par Dennis Lehane dans son livre éponyme, cette époque sert de décor au film qui marque le grand retour de Ben Affleck à la réalisation, Live By Night . Avant de s’illustrer en tête d’affiche le 18 janvier , l’acteur-réalisateur se confie.

Ben Affleck des deux côtés de la caméra

Pour son quatrième long métrage , Ben Affleck relève le défi du film en costumes. Oscarisé pour le seventies Argo , c’est encore plus loin dans le passé qu’il remonte avec Live By Night . Si les années 1920 sont une période encore inexplorée de sa filmographie, Affleck n’est pas en terre inconnue pour autant. Ancrée dans le Boston cher à son cœur, l’histoire a été imaginée par son auteur de prédilection, Dennis Lehane . « Ben [Affleck] a un style qui lui est propre. Il a fait ses premiers pas de réalisateur avec Gone Baby Gone. (…) Quand j'ai appris qu'il souhaitait adapter Ils vivent la nuit, j'étais ravi de retravailler avec lui », indique l’auteur de l’œuvre originale, précisant :

« Comme la première fois, c'était extraordinaire de voir le livre se métamorphoser, d'abord en scénario, puis en film » (Dennis Lehane)

LiveByNight4

Interprète principal, metteur en scène, scénariste et producteur : Ben Affleck est sur tous les fronts. Il n’oublie pas pour autant de rappeler qu’il n’est pas le seul à s’être impliqué corps et âme dans le projet : « Tous ceux qui ont participé au tournage s'y sont tellement investis qu'on avait l'impression d'être réellement plongé dans le contexte du film », souligne-t-il. Se déroulant près d’un siècle en arrière, l’intrigue fait la part belle à un personnage ambivalent qui affirme : « Je ne veux pas être un gangster ». Cette phrase que prononce Joe Coughlin (Affleck) , fils de policier, est à l’opposé de la fameuse réplique des Affranchis : « Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être un gangster ». Pourtant, Coughlin est un tueur au même titre qu’Henry Hill. S’il est difficile de ne pas penser au film de Scorsese, l’influence de Live By Night provient davantage de modèles antérieurs.

« C'était l'occasion de rendre hommage aux classiques Warner du film de gangster des années 30 jusqu'aux années 70 » (Ben Affleck)

Casting de prestige

Pour porter le roman de Lehane à l’écran, Affleck s’est entouré d’un casting de haut rang. Partageant l’affiche avec lui, Zoe Saldana a enthousiasmé le cinéaste en incarnant l’incandescente Graciela avec talent, il observe : « Elle a su exprimer toute la force, l'assurance et le côté insaisissable qui ont attiré Joe, mais ce sont les aspirations de Graciela qui lui donnent une raison de se battre – et c'est ce que Zoe a joué avec subtilité et conviction ». Une maestria qui s’applique également aux comédiennes qui campent les deux autres femmes de la vie de Joe, Elle Fanning et Sienna Miller . Au-delà de l’arc narratif de son personnage, cette dernière explique que l’ancrage dans les années 1920 doit beaucoup au travail de Jacqueline West, costumière triplement nommée aux Oscars , qui avait déjà œuvré sur Argo .

« Jackie pense au moindre petit détail. (…) Grâce à son sens de la précision, les acteurs ont le sentiment d’être plongés dans l'époque et cela donne beaucoup plus d'intensité à l’interprétation » (Sienna Miller)

LiveByNight5

Dans les rangs des interprètes masculins, Brendan Gleeson apporte également un cachet supplémentaire. En se glissant dans l’uniforme du père de Joe , le comédien incarne la relation filiale houleuse qui est au cœur de l’intrigue. Il raconte : « C'était exaltant de tourner dans un film se déroulant pendant la Prohibition et de camper un flic irlandais. J'adore Dennis Lehane et le scénario était formidablement bien écrit ». Fort d’une longue expérience, l’acteur qu’on a pu voir dernièrement en vieux loup de mer dans le Cœur de l’Océan de Ron Howard, montre que Boston n’est pas épargné par les tempêtes . Saluant la direction d’acteur d’Affleck, il détaille :

« Ben laisse sa caméra tourner longtemps, si bien que les personnages ont le temps de décrire une véritable trajectoire émotionnelle au cours d'une scène. C'était un honneur d'y participer » (Brendan Gleeson)

Pour découvrir Live By Night , rendez-vous au cinéma le 18 janvier !

Vous aimerez aussi

Attention