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Les Soprano : Retour sur le parcours de James Gandolfini, l’éternel Tony

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Les Soprano : Retour sur le parcours de James Gandolfini, l’éternel Tony

« Série révolutionnaire », « dramedy mafieuse culte », « parfait contre-pied à l’imagerie du genre » : Les Soprano a façonné HBO, en lui permettant de devenir la chaîne de référence qu’elle est à présent. Durant six saisons, presse internationale et grand public se sont passionnés pour les mésaventures de Tony Soprano, parrain dépressif en quête d’idéal. En se glissant dans la peau de cet anti-héros à mille lieues de l’archétype du film noir, James Gandolfini a porté la série et l’a inscrite à la postérité. « Tony avale sa dose [de Prozac], une page de la télé US se tourne », écrivait Les Inrocks en 2007, à l’arrêt du show. Sept ans plus tard et un peu plus d’un an après la disparition de son mythique interprète, Les Soprano est toujours citée comme un brillant exemple de réussite télévisuelle. Mais, alors que James Gandolfini aurait fêté ses 52 ans le mois dernier, connaissez-vous vraiment celui qui incarnait le colosse aux pieds d’argile ? Portait.

Comme Tony, James Gandolfini est né dans le New Jersey et revendiquait fièrement l’héritage napolitain de sa double culture italo-américaine. En voyage à Rome en juin 2013, c’est en se rendant au Festival du Film de Taormine – sur les terres hautement symboliques de Sicile – qu’il succombe à une crise cardiaque, tirant sa révérence des plateaux de tournage, il laisse des générations de fans orphelins. Si Tony avait aussi profité de la saison 2 pour renouer avec ses racines, en emmenant ses Capos à la découverte de la vieille Europe, le portrait croisé s’arrête là.

Élevé à Westwood, avant que sa famille n’emménage dans la petite ville voisine de Park Ridge, le jeune James ne cherche pas à suivre les traces de son père – James Gandolfini Sr., maçon puis surveillant d’école – en oscillant d’abord entre le sport et les arts. Au lycée, son aptitude au basket et son imposante carrure laissent penser à une carrière de sportif professionnel, pour autant, en s’essayant au théâtre l’adolescent comprend qu’une vocation est en train de naître en lui. Pragmatique, il opte toutefois pour des études de communication au moment de choisir son cursus universitaire.

Son diplôme en poche, James enchaîne les petits boulots et entame une vie de noctambule. Successivement videur, barman, puis manager d’un petit night-club, il s’inspirera plus tard de cette période de sa vie pour donner de la profondeur à ses rôles ; en particulier à celui de Tony qui possède, entre autres activités, le fameux Bada Bing. Au début des années 1990, il décide de tenter sa chance comme acteur et s’installe à New York. C’est en décrochant un rôle dans Sur les quais, que James Gandolfini fait ses premiers pas sur la scène de Broadway.

Prenant exemple sur Marlon Brando – parrain de légende, qui avait remporté son premier Oscar grâce à la version d’Elia Kazan – il cultive un jeu authentique et instinctif, qui lui vaut d’accéder rapidement au grand écran. Après être apparu dans Le Dernier samaritain (1992) sans être crédité au générique et dans deux films tombés dans l’oubli, le comédien débutant se voit confier le rôle de Virgil dans le subversif True Romance (1993). Mis en scène par Tony Scott et scénarisé par Quentin Tarantino, ce film enfiévré sera celui de la révélation pour Gandolfini. Déjà, sa force intérieure crève l’écran et le comédien comprend qu’il tient son genre de prédilection.

Jusqu’en 1999, il campe des rôles secondaires et côtoie des pointures hollywoodiennes, telles que Gene Hackman et Denzel Washington dans USS Alabama (1995) ou encore Sean Penn, Robin Wright et John Travolta dans She's So Lovely (1997). À la veille des années 2000, David Chase lui offre le rôle de la consécration, en faisant de lui Tony Soprano, chef de clan de la série éponyme. L’immense succès du show HBO – lauréat de près d’une centaine de prix, dont 5 Golden Globes – le propulse sur le devant de la scène et le rend, dès lors, indissociable de son personnage aux yeux du public.

Malgré son prometteur retour sur grand écran avec des films comme Zero Dark Thirty, All About Albert et prochainement Quand vient la nuit, James Gandolfini sera toujours Tony Soprano dans le cœur de ses fans !

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