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Au feu ! La Tour infernale brûle depuis 45 ans

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Au feu ! La Tour infernale brûle depuis 45 ans

Des beautiful people et des VIP, une soirée au sommet du plus haut gratte-ciel du monde, un architecte débordé, un pompier courageux… Tels sont les ingrédients de l'un des plus mémorables films catastrophe. Sorti fin 1974 aux États-Unis et en 1975 en France, La Tour infernale a marqué l'histoire du cinéma par son casting, son tournage dantesque, son succès et les nombreuses déclinaisons qu'il a inspirées.

Chouette, une catastrophe !

Après le carton d'Airport en 1970 et de L'Aventure du Poséidon en 1972, deux longs métrages qui posent les bases du genre "catastrophe", les studios hollywoodiens cherchent la prochaine histoire qui impressionnera les foules. C'est du côté des librairies que viendra l'inspiration : deux thrillers qui traitent du même sujet, The Tower et The Glass Inferno, fournissent la matière idéale à un script solide et choral. La Warner obtient les droits d'adaptation de The Tower, tandis que la 20th Century Fox signe pour The Glass Inferno. Devant l'ampleur de la production et pour éviter de sortir frontalement deux films similaires, un fait historique se produit : les deux studios s'associent et La Tour infernale devient le premier long métrage produit en joint-venture par deux majors d'habitude concurrentes.

Paul newman et Steve MacQueen dans La Tour infernale Le casting de La Tour infernale s'inspire de la méthode qui a signé le succès des films catastrophe précédents : afin d'attirer le grand public devant un type de film nouveau, les rôles principaux et secondaires sont tenus par des vedettes. L'affiche originale du film met au même niveau les deux stars Paul Newman et Steve McQueen et présente un véritable trombinoscope du Who's Who d'Hollywood de l'époque : Faye Dunawaye, William Holden, Fred Astaire, Richard Chamberlain, OJ Simpson dans un de ses premiers rôles au cinéma, Jennifer Jones dont c'est le dernier film, Robert Vaughn, Robert Wagner, Susan Flannery… sans oublier John Williams, compositeur de la bande originale.

Un tournage à feu et… à eau

La production est rythmée par les rivalités en coulisses et les incidents sur le plateau. Paul Newman exige d'avoir le même nombre de répliques que Steve McQueen alors que ce dernier se plaint que son casque de pompier ne le met pas assez en valeur tout en exigeant de réaliser lui-même ses cascades contre l'avis du producteur Irwin Allen. De leurs côtés, Faye Dunawaye cumule les retards et Fred Astaire milite en vain pour interpréter la chanson du film. Enfin, les effets spéciaux manquent de mettre le feu aux robes des comédiennes et noient le plateau sous des trombes d'eau... À la fin du tournage, sur les 57 décors construits, il n'en reste plus que 8 intacts, les autres ayant été sacrifiés par les flammes ou les lances à incendie pour les besoins du film.

La Tour infernale À sa sortie, La Tour infernale fait un triomphe. Malgré sa durée de 2h45, le public est conquis par le suspense à couper le souffle du scénario : l'incendie se déclare à peine 20 minutes après le début du film et les spectateurs se rongent les sangs pendant près de 2 heures et demie pour connaître le sort des protagonistes. Comme le souligne le site de la chaîne TCM Cinéma, "dans combien de films passe-t-on vingt minutes à patiemment sauver un personnage qui connaîtra une mort brutale une demi-heure plus tard ?".

Passé à la postérité

Le long métrage bat des records et devient l'un des plus vus de l'année 1975 dans le monde. Les récompenses pleuvent aussi ! Nommé dans 8 catégories aux Oscars, dont celui du meilleur film, il repart avec 3 récompenses pour la photographie, le montage et la chanson de Maureen McGovern "We May Never Love Like This Again". Ironie du sort, Fred Astaire est également nommé pour le meilleur second rôle masculin, sa première citation devant l'Académie alors que sa prestation n'est ni chantée ni dansée, contrairement aux rôles qui ont fait sa légende. Il rentre bredouille, mais pas complètement : il décrochera tout de même un Golden Globe et un BAFTA grâce à La Tour infernale.

La Tour infernale avant l'incendie Aujourd'hui, La Tour infernale est un incontournable du cinéma des années 1970. La critique de cinéma Marie Colmant résume ainsi son impact dans Télérama : "L'archétype du film catastrophe dont Hollywood a la formule : une construction scénaristique béton bâtie sur un insupportable crescendo dramatique et une bonne dizaine de scènes clés censées marquer le spectateur." On ne compte plus les inspirations (Piège de cristal de la saga Die Hard), les parodies (La Tour Montparnasse infernale) et les pâles copies (Skyscraper). Le film a aussi inspiré la musique : le tube Disco Inferno du groupe The Trammps est un clin d'œil direct au titre anglophone du film (The Towering Inferno) et les membres de Daft Punk ont rendu hommage au blockbuster de leur enfance avec le clip de Burnin', qui raconte une soirée dansante menacée par les flammes et sauvée par les pompiers.

Pas étonnant que La Tour infernale fasse partie de la liste du best-seller "Les 1001 films à voir avant de mourir" !

Ce grand classique de John Guillermin est disponible en DVD et sur la plupart des plateformes de VOD.

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