Warner Bros. Actualités Josh Brolin : Des Goonies à Inherent Vice, itinéraire d’un perfectionniste

Josh Brolin : Des Goonies à Inherent Vice, itinéraire d’un perfectionniste

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Josh Brolin : Des Goonies à Inherent Vice, itinéraire d’un perfectionniste

Nommé à l’Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle pour Harvey Milk (2008), Josh Brolin fait partie des valeurs sûres d’Hollywood, et peut se féliciter de compter près d’une soixantaine de titres à sa filmographie, sans jamais avoir succombé aux sirènes du star system. Connaissant parfaitement les rouages de cette industrie du rêve, où il a fait ses débuts à 16 ans grâce aux Goonies (1985) et où beaucoup se sont brûlé les ailes, Josh Brolin a su mené une carrière à la fois discrète et exemplaire en multipliant les alléchantes collaborations. Si Woody Allen et les frères Coen figurent au registre de ses cinéastes de prédilection, il s’est également illustré devant la caméra de Paul Haggis, Ridley Scott, Gus Van Sant et, plus récemment, Paul Thomas Anderson avec Inherent Vice (4 mars). Sous l’égide du réalisateur de Boogie Nights (1997), il livre une interprétation pleine de second degré du Lieutenant de police Christian F. 'Bigfoot' Bjornsen, un personnage qui lui vaut de donner la réplique à un Joaquin Phoenix en plein revival seventies ! Attendu sur les écrans français la semaine prochaine, ce film est l’occasion de revenir sur le parcours de ce perfectionniste du Septième Art.

Né à Los Angeles – à deux pas des studios de cinéma où il passera ensuite le plus clair de son temps – Josh Brolin n’a pas choisi le cinéma par hasard. Enfant de la balle, il a grandi avec le modèle de son père, l’acteur James Brolin, et a toujours voulu suivre ses traces. Élevé dans un ranch, à l’abri des remous de la vie hollywoodienne, il est sensibilisé très tôt au risque que représente le feu des projecteurs, comme ses parents sentent poindre en lui la vocation de l’actorat dès son plus jeune âge.

À 16 ans, après une enfance au cours de laquelle ses espoirs de célébrité se précisent, l’aspirant comédien voit la chance lui sourire, en même temps que le frappe un drame personnel. Retenu pour le rôle de Brand, le grand frère des Goonies dans le film éponyme de 1985, il aurait dû se réjouir de pouvoir faire ses premiers pas sur grand écran grâce à ce film choral qui allait devenir culte pour toute une génération, mais perd brutalement sa mère et voit son destin ébranlé par cette tragédie.

Le succès du film, que Richard Donner réalise avec la complicité de Spielberg à la production, et la bonne expérience qu’il tire du tournage l’encouragent toutefois à poursuivre dans cette voie et, l’année suivante, on le retrouve au casting du film pour adolescents Skate Gang (1986). Sa carrière désormais lancée, le jeune homme cherche toutefois encore sa voie dans le grand bain du cinéma et passera les dix années suivantes à se consacrer exclusivement au petit écran, en enchaînant téléfilms et rôles ponctuels ou réguliers dans des séries.

Durant cette période, marquée par ses participations à 21 Jump Street et L'équipée du Poney Express, où il campe James Butler Hickok, Josh Brolin étoffe sa notoriété naissante auprès des téléspectateurs, tout en rêvant de revenir à ses premières amours : le cinéma. C’est le film The Road Killers (1994) qui marque son retour au Septième Art et lui permet d’enchaîner les tournages. Acquérant une belle expérience de cette période qui dure une nouvelle dizaine d’années, le comédien souffre néanmoins de ne pas avoir encore décroché le rôle de la consécration.

C’est finalement sur le tard que sa carrière prend une ampleur inattendue, lorsqu’il s’essaie au cinéma indépendant, en rejoignant les rangs de la comédie douce-amère que Woody Allen signe en 2004, Melinda et Melinda. Bien qu’approchant de la quarantaine, Brolin décide alors de donner un nouvel élan à son parcours et décroche le rôle du sacre critique grâce à No Country for Old Men (2007), après avoir fait un détour par la case blockbuster avec Bleu d’enfer et le thriller avec The Dead Girl.

Choisi, la même année, pour figurer à l’affiche de l’un des courts métrages de Chacun son cinéma – film choral commandé par Gilles Jacob pour célébrer les 60 ans du Festival de Cannes – l’acteur prend conscience de la reconnaissance de ses pairs et poursuit sur sa lancée avec Dans la vallée d'Elah, American Gangster, le biopic W., l'improbable président ,où il tient le rôle-titre, et Harvey Milk, qui lui vaut les lauriers de la presse internationale ainsi que de l’Académie des Oscars. Cependant, après avoir renouvelé sa collaboration avec Woody Allen et Joel et Ethan Coen, il brouille les pistes en multipliant les projets éclectiques.

S’illustrant en haut de l’affiche de Gangster Squad (2013) aux côtés de Ryan Gosling, Sean Penn et Giovanni Ribisi – qu’il retrouve pour la quatrième fois – Josh Brolin impressionne. Sous son costume d’Inspecteur du LAPD, courageux et intègre en dépit de la corruption qui gangrène la police de Los Angeles de l’époque, il porte le film de Ruben Fleischer avec une désarmante sincérité. Suivront Last Days of Summer, face à Kate Winslet, puis Les Gardiens de la Galaxie et Sin City: j'ai tué pour elle, adapté du roman graphique de Frank Miller, l’auteur de 300.

Prouvant une fois encore qu’il a plus d’une corde à son arc, Josh Brolin s’apprête à entraîner son public au cœur d’une intrigue savoureusement décalée et ancrée dans le cadre irrésistible des années 1970. Annoncé dans la même veine que Boogie Nights par la presse, Inherent Vice est attendu de pied ferme par les inconditionnels de Paul Thomas Anderson, au même titre que par les curieux que ce film à l’univers résolument original titille déjà.

Pour rappel, Inherent Vice s’emparera des salles françaises le 4 mars prochain !

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