TOUT WARNER BROS.

Quelles femmes tirent leur épingle du jeu à Hollywood ?

Il a souvent été reproché au septième art d’être trop masculin. Si on se souvient que la 65e édition du Festival de Cannes avait été rythmée par la pétition « où sont les femmes ? », la question se pose également outre-Atlantique. Alors que l’année 2017 sera marquée par le film que Patty Jenkins consacre à Wonder Woman (en salles le 7 juin), retour sur les grandes figures féminines qui ont conquis les fictions américaines, d’hier à aujourd’hui. Selon un sondage réalisé auprès des professionnels de l'industrie du cinéma et de la télévision à l'occasion de son numéro spécial Women in entertainment 2016 , The Hollywood Reporter en liste 50. Nous en avons choisi 5.

1.Hermione Granger / Emma Watson (saga Harry Potter )

Alliant courage, intelligence et bonté d’âme, l’intrépide Hermione est l’atout choc et charme de l’octalogie Harry Potter . Jouant d’égale à égal avec ses homologues de la gent masculine, elle défend fièrement les couleurs de Gryffondor. Au fil des aventures nées de la plume de J.K. Rowling , la petite sorcière sera d’un précieux soutien pour Harry et volera le cœur de Ron. Qu’importe, ça n’a pas empêché le chanteur Shawn Mendes de lui déclarer récemment sa flamme ! Un personnage dont le charisme est tel qu’il a valu à son interprète de connaître la gloire internationale et d’être élue ambassadrice de bonne volonté de l’ONU Femmes . Pas de doute, avec Hermione la magie du girl power opère.

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2.Furiosa / Charlize Theron ( Mad Max: Fury Road )

En 2015, la prestation de Charlize Theron en impératrice vengeresse – crâne rasé, bras bionique et regard charbonneux – a fait forte impression. Au point que le quatrième opus de la franchise Mad Max a été qualifié de féministe par une frange de la presse. Du jamais vu pour une licence ô combien testostéronée, rappelant que Max Rockatansky donne son nom au film mais qu’il n’est plus seul à en tenir la vedette. Bien qu’elle ne figure pas au palmarès des 6 Oscars remporté par Fury Road , la comédienne prouve une nouvelle fois après Monster – qui lui avait permis de décrocher la précieuse statuette – qu’on peut être égérie d’une grande marque de cosmétiques sans craindre d’écorner son image glamour au cinéma.

3.Phoebe Buffay / Lisa Kudrow ( Friends )

Loin d'être exclu du top 50 du Hollywood Reporter , le petit écran trouve une digne représentante de la féminité décomplexée en la personne de Phoebe Buffay, la plus fofolle des friends de la série de NBC. Dans un registre aussi barré mais plus léger que celui de Mad Max , elle semble inoffensive en comparaison de Furiosa… si ce n’est quand elle entonne Tu pues le chat . Sa guitare n’est certes pas un lance-flammes mais ses mélodies dissonantes peuvent être toutes aussi dévastatrices ! Pendant 10 saisons, celle que ses amis surnomment Phoebs a fait preuve d’une liberté de ton des plus rafraîchissantes, mis au monde les triplés de son frère, vécu des quiproquos drolatiques avec sa jumelle Ursula et déclenché une cascade de fous rires chez les téléspectateurs.

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4.Daenerys Targaryen / Emilia Clake ( Game of Thrones )

Sur HBO , c’est Daenerys Targaryen qui mène la danse. Incandescente mère des dragons et khaleesi de son état, la Valyrienne, et Dothraki par alliance, a coutume de ne pas se laisser dicter son comportement. Marchant fièrement vers son destin et vers le trône de fer , elle n’hésite pas à faire s’abattre les flammes de ses protégés à écailles sur ceux qui lui déplaisent. De ses débuts hésitants à son intronisation au sommet d’une tribu sauvage, la jeune femme a prouvé qu’elle avait l’étoffe d’une reine au gré des épisodes. À présent que la saison 7 se profile, les fans s’interrogent sur la place qu’occupera Daenerys dans l’avant-dernier chapitre de leur show favori. Une chose est sûre : mieux vaut l’avoir dans son camp que contre soi car, comme le souligne le mantra de la série de David Benioff et D. B. Weiss, « Valar Morghulis ».

5.Dorothy Gale / Judy Garland ( Le Magicien d’Oz )

Classique intemporel, élevé au rang de film le plus vu de tous les temps par Bibliothèque du Congrès américain, Le Magicien d’Oz (1939) ne serait rien sans l’incarnation toute en subtilité de Judy Garland. Petite fiancée de l’Amérique, l’orpheline du Kansas voit la vie en noir avant de se retrouver propulsée dans un tourbillon coloré en faisant claquer ses souliers rouge. Grâce à Victor Fleming , l’héroïne de papier de L. Frank Baum devient un emblème féminin cinématographique. Mélancolique, enjouée, curieuse, Dorothy passe par toutes les émotions au fil de ses péripéties au pays d’Oz. Porteuse d’un message de tolérance et d’espoir, elle est irrésistible quand elle chante Somewhere Over the Rainbow . Le revers de la médaille sera toutefois amer pour Garland qui, consacrée par ce rôle, aura bien du mal à ne pas tomber dans les affres du star-system . Le public retient lui ses fameux escarpins scintillants , passés à jamais à la postérité hollywoodienne.

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