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Fête de la musique : Les jeunes donnent le la

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Fête de la musique : Les jeunes donnent le la

Entre septième et quatrième art, la frontière est ténue. Si on pense parfois à un film pour sa musique – et inversement – c’est aussi vrai avec les séries. Depuis que Le Chanteur de Jazz (1927) a initié l’ère du parlant, nombre de jeunes musiciens se sont illustrés sur grand et petit écran. Du plus rudimentaire – à l’image des claquettes de l’irrésistible Mumble d’Happy Feet – au plus exigeant, à l’instar de l’envoûtante Mia (Chloë Moretz) de Si Je Reste (2014). Alors que la fête de la musique permet aux amateurs de devenir les stars d’un soir, place à un panorama sélectif des mélomanes de vos films et séries favoris !

De génération en génération

En 1939, Le Magicien d’Oz marquait les esprits avec ses flamboyantes couleurs et les numéros de chant d’une Judy Garland dont le Somewhere over the rainbow allait entrer dans la légende. Genre à part entière, la comédie musicale a connu son âge d’or avec les films noir et blanc du duo Fred Astaire / Ginger Rogers , tout en évoluant au fil des ans, jusqu’à trouver un nouveau souffle à travers des longs métrages modernes, débordants de vitalité. La relève du classique est en marche, comme les stars en devenir de Fame l’ont prouvé, dans une première version culte sortie en 1980, dont Kevin Tancharoen s’est inspiré en 2009 pour réaliser son remake .

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À New York, tous les rêves de gloire semblent possibles… surtout lorsqu’on a la chance d’être formé à la prestigieuse High School of Performing Arts ! 30 ans après le film d’Alan Parker , rien n’a changé et la soif de réussite est toujours vive. Les candidats à la célébrité le savent : la route vers le succès est longue et difficile et il leur faudra redoubler d’efforts et de talent pour concrétiser la carrière artistique à laquelle ils aspirent. Seront-ils à la hauteur des épreuves qui les attendent ? Si l’opus original avait remporté un Oscar en son temps, ce Fame revisité fait place de nouveaux élèves captivants, en mettant en scène d’époustouflants numéros de danse et de chant.

Passion dévorante

Toujours sous l’angle de l’ascension musicale, mais dans une veine résolument plus cynique et punchy, Vinyl a plongé les spectateurs d’HBO dans un tourbillon rock des plus étourdissants, avec Bobby Cannavale en maître de cérémonie et le trio Martin Scorsese / Mick Jagger / Terence Winter aux manettes. Comme Boardwalk Empire, ce show drapé dans une époque révolue – les années 1970 – fait la part belle à des personnages ambivalents, souvent jeunes, qu’on adore suivre dans leurs aventures mouvementées. Accompagnée par une BO qui fait tout son sel, la série suit un patron de maison de disques visionnaire et décadent, dans son quotidien pour le moins houleux. Une série qui n’est pas sans rappeler le film 100 % rock d’Adam Shankman, Rock Forever (2012), où Tom Cruise – faux tatouages sur le torse et bandana dans les cheveux – livre une performance immanquable.

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Le rock n’a toutefois pas le monopole, comme on le découvre intensément dans le drame romantique de R.J. Cutler, Si Je Reste . A contrario des idées reçues, ce n’est pas Mia, 17 ans , qui est la rockeuse de sa famille mais… ses parents. Discrète et sensible, elle est davantage versée dans le classique et fait preuve de belles prédispositions à la harpe. Un instrument qui pourrait lui ouvrir les portes de la plus prestigieuse école de musique du pays, la Juilliard School , mais aussi l’éloigner d’Adam (Jamie Blackley), le rockeur qui fait battre son cœur. Mia l’ignore encore, mais ça ne sera pas le seul dilemme auquel elle sera confrontée. À travers ce film, adapté du roman éponyme de Gayle Forman , Cutler montre que la passion de la musique peut être dévorante au point de prendre le pas sur les autres, y compris sentimentales.

Success story

Les Jersey Boys de Clint Eastwood revendiquent, quant à eux, l’incroyable success story qu’offre la musique, lorsque les tubes s’enchaînent et que les groupies affluent. Centré sur le groupe des Four Seasons , dont le leader Frankie Valli est devenu l’un des crooners les plus mythiques de sa génération, ce biopic réalisé est porté par une tête d’affiche remarquée sur les planches de Broadway, dans le même rôle : John Lloyd Young . Reprenant le costume qui l’a rendu célèbre, ce dernier prolonge l’aventure de son personnage sur grand écran. Quatre kids originaires du New Jersey, parvenus à truster les sommets des charts US grâce à un joli brin de voix, des mélodies efficaces et beaucoup de charisme.

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Alors que le groupe que Ross et Chandler ont tenté de former dans leur jeunesse ne connaîtra pas le même succès, comme les fans de Friends s’en souviennent, d’autres séries jouent la carte de l’espoir, à l’instar des Frères Scott . Axé sur la rivalité des deux frères qui lui donnent son nom, ce show adolescent resté cher au cœur des téléspectateurs déroule le tapis rouge à la musique, sous toutes ses formes. Impossible, en effet, d’oublier les ballades mélancoliques d’Haley, ni la compile pop-rock Friends with Benefits de Peyton. Une tendance qu’a aussi exploré Newport Beach , en voyant se succéder des groupes comme The Killers et Rooney sur la scène du Bait Shop . Dans Gossip Girl , autre série signée Josh Schwartz, les Humphrey père et fils sont tous deux chanteurs à leurs heures perdues. Pour l’anecdote, les actrices Leighton Meester (Blair) et Taylor Momsen (Jenny) auront également mené une carrière de chanteuse hors des plateaux de tournage.

Autant de facettes d’une même passion, qui trouvera cette année encore écho dans les rues grâce aux amateurs parmi lesquels se trouvent, sait-on jamais, les talents de demain.

Bonne fête de la musique à tous !

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