TOUT WARNER BROS.

Ces films Warner qui ont marqué le Festival de Cannes

Alors que le Festival de Cannes souffle sa 70e bougie cette année et que Warner Bros. est déjà nonagénaire, souvenons-nous que leur histoire commune ne date pas d’hier. Dès la première édition de la manifestation cannoise, le studio était présent. Les initiales WB ont ensuite souvent trôné sur La Croisette car, après tout, le septième art est une histoire de frères depuis Auguste et Louis Lumière. Ce dernier devait présider l’édition de 1939, qui n’aura jamais lieu… Retour sur le passé du festival de cinéma le plus prestigieux au monde.

Le rendez-vous manqué du Magicien d’Oz

En 1939 tout était prêt pour le lancement du Festival de Cannes. Dans les habits du président du Jury, Louis Lumière était chargé de définir le palmarès parmi une sélection de films dont Le Magicien d’Oz de Victor Fleming faisait partie. Initié par Jean Zay (ministre de la Culture de l’époque), le festival a été pensé comme une réponse pacifiste à la Mostra de Venise , outil de propagande fasciste aux mains du Duce, comme en atteste la Coupe Mussolini décernée au film le plus représentatif de l’idéologie des chemises noires. Le 1er septembre, jour de l’ouverture, l’Allemagne envahit la Pologne et signe l’arrêt immédiat des festivités. La première édition avortée se tiendra véritablement en 1946 , au sortir de la guerre.

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La Palme d’Or de L’Épouvantail

En 1973 , pour sa 26e édition, le Festival de Cannes est une machine bien huilée. Comme un hommage à l’épouvantail qui entraîne Dorothy sur la route de briques jaunes de la chanson du même nom, celui de Jerry Schatzberg décroche l’honneur suprême : la Palme d’Or , qui s’appelait encore Grand Prix International à l’époque. Le véritable hommage aura lieu lors de la 64e édition, lorsque la photo que Schatzberg avait prise de Faye Dunaway est choisie comme affiche officielle. Empli de sensibilité, son film raconte l’itinéraire chaotique de deux outsiders embarqués dans un road trip introspectif, Lion ( Al Pacino ) et Max ( Gene Hackman ).

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Les interprètes masculins qui ont fait date

Impossible d’oublier Jean Dujardin , porté par le Prix de la meilleure interprétation masculine pour son rôle de George Valentin dans le très cinéphile The Artist (2011). En écho au film muet d’Hazanavicius , il avait « dansé » son discours en s’adonnant à un numéro de claquettes qui s’est conclu par les applaudissements nourris de la salle du Palais des Festivals. Auparavant, Forest Whitaker s’était distingué dans cette catégorie grâce à Bird (1988), biopic jazzy signé Clint Eastwood . Toujours au registre du biopic, Benicio del Toro a été auréolé des mêmes lauriers pour Che (2008), film en deux parties que Soderbergh a consacré au célèbre révolutionnaire.

Enfin, bien que Gatsby le Magnifique ait été présenté Hors-Compétition en 2013, Leonardo DiCaprio , bluffant dans le rôle-titre, n’a pas manqué d’apporter une touche de glamour supplémentaire à la 66e édition.

Pour rappel, le 70e Festival de Cannes se tiendra du 17 au 28 mai 2017 .

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