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5 bonnes raisons de découvrir Elvis & Nixon

En 1970, une rencontre au sommet a eu lieu entre Elvis Presley et le 37e président des États-Unis, Richard Nixon . Cette rencontre aurait pu se résumer à la poignée de main immortalisée sur une photo d’archive devenue culte, mais la petite histoire qui se cache derrière la grande est incroyable : le King espérait rejoindre les rangs des services secrets comme agent infiltré et c’est pour décrocher un badge qu’il a sollicité cet improbable rendez-vous présidentiel. Un face-à-face pour le moins rock’n’roll !

Il y en a de nombreuses, mais nous avons choisi 5 bonnes raisons d’aller voir Elvis & Nixon :

1.Parce que c’est une histoire vraie

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Elvis a sincèrement pensé qu’il ferait un bon agent des stups. Tandis que sa consommation personnelle était connue de tous, il disait être le mieux placé pour infiltrer les réseaux de narcotrafiquants car, justement, personne ne se méfierait de lui. Un argument qui se tient, mais qui ne trouvera pas écho, peut-être en raison de la personnalité exubérante et un brin ingérable du King . A contrario, Nixon n’est, à cette époque, pas l’idole des jeunes qu’il espérait être, en vue du second mandat auquel il réfléchit déjà. Dans le creux de la vague électorale, le président comprend, grâce à ses proches conseillers – Egil Krogh ( Colin Hanks ) et Dwight Chapin ( Evan Peters ) – que recevoir Elvis dans le Bureau Ovale peut lui rapporter de futures voix. Mais ce dernier est loin d’être un invité conventionnel et le film de Liza Johnson est là pour le rappeler, en revisitant avec subtilité et humour, un moment clé du parcours des deux hommes.

2.Pour le tandem Shannon / Spacey

« Jamais, au grand jamais, je ne me serais vu un jour jouer Elvis », avait confié Michael Shannon . Célèbre pour son éclectisme, l’acteur fétiche de Jeff Nichols fait un grand écart avec ce rôle de composition , qui lui sied remarquablement bien. Plus vrai que nature dans son scintillant costume, le comédien porte des rouflaquettes et un colt doré à la ceinture mais, au-delà de sa transformation physique, il incarne son personnage et se paie même le luxe de lui insuffler une dimension comique plus que bienvenue. Face à lui, Kevin Spacey ne boude pas non plus son plaisir et s’en donne à cœur joie pour interpréter le chef de l’état ; un poste auquel il est habitué comme le savent les téléspectateurs d’House of Cards. Irrésistible sous ses airs bougons, Spacey redonne vie à l’homme qui sera le président le plus détesté des États-Unis et on adore !

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3.Pour l’ascension hollywoodienne de Liza Johnson

Son nom est encore peu connu du grand public, mais Liza Johnson est une réalisatrice à suivre. Portant à la fois un regard artistique et féminin sur les histoires qu’elle met en scène, la jeune femme a gagné ses premiers galons avec Return (2011), drame militaire dans lequel Michael Shannon figurait déjà. Concourant à la Caméra d’Or du Festival de Cannes , ce premier long métrage de fiction avait fait retentir les sirènes de Deauville et des Independent Spirit Awards et, forte de cette entrée en matière, Johnson signe son second film deux ans plus tard, Hateship Loveship , une romance portée par Kristen Wiig. Pour son troisième passage derrière la caméra, la cinéaste prouve qu’elle a déjà tout d’une grande en s’entourant d’un casting efficace, ainsi que de collaborateurs de talent, à l’instar du directeur de la photo Terry Stacey (P.S. I Love You) et de la conceptrice de production Mara LePere-Schloop (True Detective).

4.Pour son univers 70s

Véritable plongée dans l’univers entraînant des années 1970, Elvis & Nixon offre un instantané d’une période révolue et résolument cinématographique. Se prêtant parfaitement au sujet, le décor 70s qui berce le film ramène le spectateur à une période importante dans la carrière du King. Après un passage à vide musical, la star mondiale fait son retour sur scène mais n’a pas chassé ses vieux démons pour autant. Lorsque Jerry Schilling (Alex Pettyfer) demande à son ami Elvis si sa femme est au courant de son projet un peu fou, la réponse en demi-teinte du principal intéressé laisse entrevoir les dissensions du couple qu’il forme avec Priscilla. Sans tomber dans une succession de chansons d’Elvis , qui aurait été trop prévisible, la BO ancre le film dans la chronologie des faits, en apportant une touche groovy à la reconstitution.

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5.Pour la satisfaction de la presse

Enregistrant 77 % de critiques positives outre-Atlantique, Elvis & Nixon bénéficie d'une bonne presse aussi dans l’Hexagone. Un plébiscite général, que Culturebox explique en ces termes : « Elvis & Nixon bénéfice d'un sujet des plus inattendus, traité avec un sens de l'humour dévastateur et un rythme au pas de charge . Kevin Spacey en Richard Nixon imbu de sa personne et grossier à souhait fait merveille, alors que Michael Shannon (…) campe un Elvis Presley sûr de lui ». Et le site spécialisé de conclure :

« Le talent est au rendez-vous. Tordant »

Également conquis, CinemaTeaser s’enthousiasme : « Le film est dingue, fou d’amour pour un pays fait d’idoles à adorer, de sosies rigolos et d’anecdotes bigger than life », ce à quoi le New Yorker renchérit : « Les dialogues scintillent de pépites, d’allusions historiques et d’apartés éloquentes », évoquant une « opérette sociopolitique ».

Elvis & Nixon, actuellement à l’affiche.

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