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La Hammer : Le rendez-vous de l’épouvante

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La Hammer : Le rendez-vous de l’épouvante

Mythique studio de production, la Hammer a offert au cinéma horrifique ses lettres de noblesse, en produisant nombre de pépites du genre, entre les années 1950 et 1970. Un temps béni pour les cinéastes adeptes du gore, des jump scare et des créatures aux canines acérées. Des réalisateurs et des acteurs qui ont porté les couleurs – rouge sang – de ce studio spécialisé dans le registre de l’angoisse qui, aujourd’hui encore, reste indétrônable dans le cœur des puristes. En 2011, en marge de l’exposition du musée d’Orsay 'Dans la nuit de la Hammer', Télérama saluait « ce petit studio britannique qui a produit des films d'épouvante terriblement créatifs », en disant de ses classiques : « Pris séparément, on pourra les trouver kitsch, ou démodés ; ensemble, ils bâtissent une geste de l'horreur et des créatures démoniaques ». Un demi-siècle après son Âge d’Or, le studio londonien entretient la nostalgie des fans au travers de ses (ré)éditions. Dernière en date et pas des moindres, celle d’un coffret Blu-ray exceptionnel , comprenant Dracula et les femmes et Une Messe pour Dracula, rend hommage à la star de la Hammer, le regretté Christopher Lee . À cette occasion, retour sur le studio qui a vu naître sa légende.

Les prémices de la peur

À l’instar de Nosferatu, dont l’ombre aux doigts crochus glaçait le sang des spectateurs de 1922 dans le film muet éponyme de Murnau, le monstre mort-vivant de Frankenstein (1931) a, lui aussi, contribué à poser les jalons du cinéma horrifique, en faisant retentir le bruit de ses pas lourds en hors-champ, décuplant ainsi la frayeur d’un public davantage terrifié par la représentation de la créature que par la créature elle-même. Un ressort qui fait encore ses preuves aujourd’hui, comme James Wan l’a prouvé avec Conjuring, expliquant : « J’ai vraiment voulu revenir au genre de l’épouvante ». Un genre qui naît dès les premiers temps du cinéma et qui atteint son paroxysme avec la Hammer.

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Créée en 1934 à l’initiative de William Hinds (qui lui donnera son nom de scène, William Hammer) et d’Enrique Carreras, la Hammer Film Productions se résume, à ses débuts, au pari fou d’un acteur amateur, bijoutier à ses heures, et d’un exploitant de salle, désireux de fonder un nouveau studio en Grande-Bretagne. Si le lancement est hésitant, la société parvient tout de même à sortir quatre longs métrages avant que la Seconde Guerre mondiale n’éclate. Marchant à peine et déjà au bord de la déroute, le studio est sauvé par le tandem Anthony Hinds / Michael Carreras, les fils des co-fondateurs , qui donnent à la Hammer le coup de pouce qu’il lui manquait pour entamer son aventure.

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Pour autant, les débuts restent fragiles et Hinds et Carreras Jr. doivent encore trouver leur patte. Il faut attendre plusieurs années et le retour de la paix pour que la Hammer n’asseye son style : celui de l’effroi . Contre toute attente, c’est du registre de la série B que vient son salut. S’associant avec le producteur américain Robert L. Lippert , la société accroît son budget et ses ambitions. Désormais, les films Hammer sont tournés dans les studios Bray qui bordent la Tamise, ouvrant l’ère du fantastique et des premiers succès notoires. Nous sommes au début des années 1950 et deux comédiens vont tirer leur épingle du jeu.

Dracula : Saga culte, interprète éternel

Peter Cushing et Christopher Lee deviennent à cette époque les piliers sur lesquels s’appuient les grandes franchises du studio, alors en plein essor. Visages forts de la Hammer, ils sont dès lors indissociables de leur rôle de prédilection ; le Baron Frankenstein pour Cushing et le Comte Dracula pour Lee. Apparu dans près de 280 œuvres au total, ce dernier est âgé de 36 ans lorsque son incarnation du légendaire vampire de Bram Stoker le consacre et initie son prolifique parcours cinématographique. Bien qu’il n’ait jamais décroché de récompense académique pour un film Hammer – hormis les prix honorifiques couvrant l’ensemble de sa carrière – Christopher Lee restera très lié au studio auquel il doit sa popularité auprès du grand public.

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Reconnaissable entre mille, sa silhouette haute et droite sera sa signature, au même titre que sa voix de baryton, qui donnait d’autant plus d’intensité à ses rôles de vilains du Septième Art, comme en attestent les lugubres et captivantes performances qu’il livre au crépuscule de sa filmographie dans Star Wars, Le Seigneur des anneaux et Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées (2014) ; où Christopher Lee campe son rôle-épitaphe en prêtant une dernière fois ses traits à Saroumane. Le comédien aura joué plus d’une vingtaine de fois pour la Hammer, revêtant la cape sombre du comte transylvanien pour le plus grand plaisir des mordus du genre, qui peuvent à présent (re)découvrir deux de ses films les plus emblématiques : Dracula et les femmes (1968) et Une Messe pour Dracula (1970).

Un coffret Blu-ray à se mettre sous la dent de toute urgence, disponible en cliquant ici.

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