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Du Prince de Bel-Air à Diversion : Le règne de Will Smith à Hollywood

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Du Prince de Bel-Air à Diversion : Le règne de Will Smith à Hollywood

Connu pour sa décontraction et son talent sans borne, Will Smith a traversé les projets et les époques en s’imposant comme un entertainer de génie, sans jamais se détacher de l’image à la fois cool et charismatique de ses débuts. En 25 ans de carrière, il a cultivé un style bien à lui et fait toujours sensation auprès du public d’aujourd’hui. Emblème du 'swag' dans les années 1990, avant même que le mot ne fasse son apparition dans la bouche des ados, Will Smith s’est distingué de ses pairs en se moquant des clichés propres à sa génération, pour mieux les détourner dans les clips, séries et films qui l’ont rendu célèbre. Faisant partie du club très fermé des artistes complets – dont le succès est autant musical, que télévisuel et cinématographique – il ne laisse rien au hasard et fait une nouvelle fois état de son talent à l’affiche de Diversion (25 mars), face à une Margot Robbie à qui il apprend les subtilités de l’escroquerie. Un pitch qui met l’eau à la bouche et qui nous donne l’occasion de revenir sur les étapes clés du sacre hollywoodien de Will Smith.

En septembre 1990, le public américain découvrait pour la première fois le Prince de Bel-Air à l’antenne d’NBC, avec un pilote plein de promesses : Les Grands projets. Sous les traits du futur roi, Will Smith détonnait dans le paysage télévisuel de l’époque, en insufflant un humour inédit au registre de la sitcom familiale. Grâce au personnage plein de malice qu’il incarne à l’écran et aux savoureux seconds rôles dont se dote le show, Le Prince de Bel-Air s’empare rapidement des audiences et s’exporte deux ans plus tard en France. Pendant six saisons et près de 150 épisodes, les téléspectateurs rêvent de rejoindre les Banks dans le joyeux imbroglio de leur quotidien, au cœur des quartiers huppés de Los Angeles.

Produite par Quincy Jones – brillant trompettiste et figure incontournable de la scène musicale US – la série doit pour partie son succès à son ancrage dans la culture hip-hop. Une culture urbaine qui connaît un fulgurant essor au début des nineties et dont Will Smith est, déjà à cette époque, l’un des meilleurs représentants. Peu avant d’incarner le Prince de Bel-Air de la série éponyme, Will utilisait déjà ce pseudo comme blaze de rappeur (The Fresh Prince), si bien que la série est partiellement calquée sur sa propre ascension dans les hautes sphères du rap West Coast, comme en atteste le nom du héros qui s’appelle aussi Will Smith.

Révélé au grand public par l’album qu’il co-signe avec DJ Jazzy Jeff en 1988, He's the DJ, I'm the Rapper, Will Smith a seulement 20 ans quand la gloire lui sourit. Auréolé d’un Grammy et du plébiscite unanime des radios puis des charts US, il est rapidement repéré par Benny Medina. Initiateur du projet de série qui en découle, ce dernier a gagné ses premiers galons de producteur grâce au flair dont il a fait preuve en misant sur Will Smith et sera prochainement rattaché à la production exécutive de Wonder Woman (2017). Avec les époux Borowitz aux manettes de la réalisation, le projet est définitivement lancé et dès les premières notes du générique –interprété par Will himself – le ton est donné.

Un ton décalé et drolatique qui vise juste, à grands renfort de gags, de situations cocasses et de dialogues mordants, hissant Le Prince de Bel-Air au rang de série culte. Faisant partie intégrante de la culture populaire, elle est toujours dans le cœur des fans, 25 ans après sa création. 25 ans c’est presque l’âge de Margot Robbie, qui a récemment confessé n’avoir jamais regardé la série, lors de la conférence de presse londonienne de Diversion. La jeune actrice avec qui Will Smith partage l’affiche de la comédie d’action de Glenn Ficarra et John Requa est donc passée à côté de la fameuse danse de Carlton ; qui avait valu à son interprète, Alfonso Ribeiro, de concourir à la version américaine de Danse avec les stars et de remporter la grande finale. Actuellement diffusée sur toutes les ondes FM, la chanson du rappeur Soprano 'Fresh Prince' rend, de son côté, un bel hommage au cousin irrésistiblement coincé de Will.

Élève brillant au lycée, Will Smith a été bien inspiré de parier sur une carrière artistique plutôt que d’accepter la bourse d’études du MIT qui lui était destinée et qui aurait privé le grand public du chanteur /acteur hors pair qu’il est devenu. Ne perdant pas de temps, il mène ses différentes carrières de front dès le milieu des années 1990 et enchaîne les succès. Oscillant entre les genres avec une désarmante facilité, il montre une nouvelle facette de son jeu à chaque nouveau film, tout en conservant sa marque de fabrique : un second degré à toute épreuve. On le retrouve ainsi dans Bad Boys, Independence Day, Men in Black, Ennemi d'état et l'enfiévré western de Barry Sonnenfeld, Wild Wild West, avant qu’il ne se glisse dans le rôle-titre d’Ali, un biopic qui lui vaut sa première citation aux Oscars.

Au cours des années 2000, Will Smith impressionne dans I, Robot, Hitch, expert en séduction et À la recherche du bonheur et bluffe le grand public avec Je suis une légende, thriller post-apocalyptique signé Francis Lawrence. Revisitant le roman survivaliste culte de Richard Matheson une cinquantaine d’années après sa parution, le réalisateur de la saga Hunger Games offre au comédien un rôle à la mesure de son talent, puisque Will Smith porte seul l’intrigue en campant l’unique survivant d’un New York dévasté par une mystérieuse épidémie. Un film choc qui, pour l’anecdote, constitue aussi le premier teaser de Batman v Superman : Dawn of Justice (2016), comme on peut apercevoir le logo du crossover évènement dissimulé dans un plan de Time Square !

Plus récemment, Will Smith a confirmé sa prédilection pour une filmographie éclectique, en apparaissant dans Hancock, Sept vies, After Earth, ou encore Un Amour d’Hiver. Diversion ne déroge pas à la règle, s’agissant d’une comédie sentimentale comme on n’a pas l’habitude d’en voir, puisque l’intrigue repose sur la frontière infime qui sépare vérité et faux-semblants. Un jeu de dupes qui vaut à Will Smith et Margot Robbie de former un tandem des plus efficaces, dont on ne sait jusqu’à la dernière minute qui mène l’autre. Ayant qualifié le registre du film d’escroc romantique de « genre complètement ignoré », le comédien profite de son rôle pour donner une leçon de cinéma dont il a le secret. Comme le dit Nicky (Will Smith) à l’écran : « Au bout du compte, tout cela repose sur la capacité de concentration ».

Pour rappel, Diversion sort en France le 25 mars.

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