Warner Bros. Actualités

Westerns : Edward Ludwig, la passion du Western

Publié

Westerns : Edward Ludwig, la passion du Western

Ayant décliné le Western à travers des films et séries aussi spectaculaires que touchants, Edward Ludwig a signé nombre de pépites, sans toutefois bénéficier de la reconnaissance hollywoodienne à laquelle il a toujours aspiré. Si cette passion lui est venue sur le tard, le cinéaste lui a consacré certaines de ses plus belles œuvres, à l’image de son film épitaphe : Le Justicier de l’Ouest (1963).

La sélection de cet ultime passage derrière la caméra au sein de la collection Westerns des Trésors Warner est l’occasion de revenir sur le parcours de cet Américain d’adoption, qui n’a eu de cesse de mettre son talent artistique au service du patriotisme qu’il éprouvait pour son pays de cœur. Un réalisateur impliqué, qui a dédié sa carrière à ce crédo, sans jamais obtenir une seule distinction.

Né à Balta, au cœur de l’Empire russe, Edward Ludwig – qui s’appelle encore Isidor Litwack – change radicalement de vie le jour où il traverse l’océan pour s’installer sur le continent américain. Nous sommes au début du siècle dernier, Isidor a 11 ans et comprend qu’une grande aventure commence. Après une première escale au Canada, qui lui permet de s’adapter à cette transition en douceur, le garçon arrive aux États-Unis : le pays où tout semble possible. Grandissant sur la côte Est, il est bluffé par l’effervescence newyorkaise et ne tarde pas à rêver à un avenir trépident.

S’intéressant au cinéma dès l’adolescence, le jeune homme fait ses premiers pas dans ce monde en pleine mutation à la fin des années 1910, en tenant des rôles de figuration non-crédités dans plusieurs courts métrages. Lorsque les Roaring Twenties débutent, l’ex-immigré entre dans sa vingtaine et adopte le pseudonyme d’Edward Luddy. Ayant l’enthousiasme de son âge et grâce à la petite expérience qu’il a acquise sur les plateaux de tournage, il décide de se lancer professionnellement. Enfilant la double casquette de scénariste et de réalisateur, il donne son premier tour de manivelle en 1920 avec le court Rocked to Sleep.

Pendant plus de dix ans, Edward tournera à un rythme effréné et fera preuve d’un bel instinct artistique en franchissant le cap de l’ère du parlant avec la comédie romantique They Just Had to Get Married (1932). Cette même année marque aussi celle de sa naturalisation américaine ; une fierté qui le conforte encore davantage dans son choix de vie. Le succès populaire est très vite au rendez-vous et Edward – qui a changé son nom d’artiste pour Ludwig – est désormais en mesure de diriger de grands noms du cinéma : Claude Rains, Edwards G. Robinson, James Stewart, Mickey Rooney ou encore Randolph Scott, l’icône du Western.

Mais sa collaboration la plus emblématique reste celle qu’il a partagée avec une autre icône du Western : John Wayne. À trois reprises, Edward Ludwig confiera au Duke le soin d’incarner le rôle principal de films à forte dimension patriotique, en commençant par Alerte aux Marines (1944), qui montre l’image d’une Amérique victorieuse face à l’ennemi que les soldats combattent encore dans cette dernière année de la Seconde Guerre mondiale.

En 1952, le tandem pousse le patriotisme encore plus loin en tournant Big Jim McLain, dans lequel tient le rôle-titre en campant un enquêteur de la Commission parlementaire aux activités anti-américaines en mission à Hawaï. Tandis que la croisade maccarthyste bat son plein et qu’Hollywood est encore fragilisé par la campagne de dénonciations forcées qui lui a été imposée par le Comité quelques années plus tôt, ce film a une teneur politique sans équivoque. Ayant quitté la Russie avant que l’URSS ne soit créée, Edward Ludwig pouvait craindre d’être victime de la fameuse 'Peur Rouge', en raison de l’amalgame fréquent que font les Occidentaux entre Russes et Soviétiques.

Entre temps, le cinéaste a réalisé son premier Western, The Fabulous Texan (1947). Film de la révélation, il marque un tournant dans sa filmographie et lui fait prendre conscience – presque 30 ans après ses début dans le Septième Art – qu’il s’agit de son genre de prédilection. Une décennie plus tard, c’est dans ce registre qu’il fait son incursion à la télévision, en dirigeant un épisode de la série d’aventure Cheyenne (1957). Parmi ses feuilletons les plus célèbres, on peut citer The Restless Gun ou Bonanza, mais c’est Le Justicier de l’Ouest (1963) qui marque ses adieux au cinéma.

Grâce à la Collection Westerns des Trésors Warner, découvrez la panacée des films rares ou méconnus qui constituent l’essence de ce genre fondamental du cinéma américain !

Pour rappel, l’ensemble des films de la collection Westerns est disponible sur le portail officiel Warner !

Attention

 
 
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly. Update my browser now

×

Produit ajouté au panier