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Écrivains à Hollywood : Focus sur W.S. Van Dyke, alias 'One-Take Woo

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Écrivains à Hollywood : Focus sur W.S. Van Dyke, alias 'One-Take Woo

Si la filmographie de W.S. Van Dyke relève principalement de la comédie, l’apparente légèreté des histoires qu’il met en scène ne trompe pas les inconditionnels du réalisateur, qui connaissent son goût pour les doubles niveaux de lecture et sa prédilection pour les intrigues profondes. En 1939, quatre ans avant de se donner la mort à cause du cancer qui venait de lui être diagnostiqué, Van Dyke signe l’un de ses plus beaux films : Le Monde est merveilleux.

Portant à l’écran le scénario du romancier à succès Ben Hecht, W.S. Van Dyke réunit devant la caméra un mythique couple de cinéma : James Stewart et Claudette Colbert. À l’occasion de la sélection de ce chef-d’œuvre romantique dans la collection Écrivains à Hollywood des Trésors Warner, découvrez qui se cache derrière ces initiales intemporelles.

Originaire de San Diego, au Sud de la Californie, W.S. Van Dyke s’est toujours distingué par son tempérament d’homme 'droit dans ses bottes'. Tandis que certains ajoutent des initiales à leur nom pour briller en société, celles de Van Dyke – bien réelles – font partie intégrante de son identité. Son nom complet, Woodbridge Strong Van Dyke sera cependant ensuite détourné par la profession, qui le surnommera 'One-Take Woody', en raison de l’efficacité dont il fait preuve sur les plateaux de cinéma et de son habitude à ne tourner que peu de prises supplémentaires.

Dès son plus jeune âge, W.S. Van Dyke goûte à la vie d’artiste en faisant ses premiers pas sur les planches, pour se produire dans des vaudevilles alors qu’il est encore enfant. Cette approche précoce du monde de la scène forgera la proximité qu’il partagera toute sa carrière durant avec le public et qu’on sent dans ses films. D’abord assistant de D. W. Griffith* sur Intolérance (1916), l’aspirant réalisateur passe par la case acteur en campant Charles Dickens – signe de son goût pour la littérature – avant de signer ses propres films à partir de 1917.

Progressant en autodidacte, il acquiert rapidement une bonne maîtrise des rouages de la réalisation et enchaîne les projets sans se laisser déstabiliser par l’arrivée du parlant. Après plusieurs films d’aventure et mélodrames qui lui valent les faveurs du public, W.S. Van Dyke atteint la consécration au cours de la seconde moitié des années 1930, avec une double citation aux Oscars pour L’introuvable (1935) et San Francisco (1937). Pionnier des films à grands spectacles, le cinéaste bluffe son public avec des effets spéciaux impressionnants pour l’époque.

N’hésitant pas à mettre sa carrière de réalisateur entre parenthèses pour s’enrôler dans l’armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale, Van Dyke effectue ses derniers tours de manivelles au début des années 1940. Disparaissant en plein Âge d’Or hollywoodien, il laisse derrière lui une filmographie riche de près d’une centaine de films, dont le vibrant Le Monde est merveilleux (1939), à voir et revoir dès à présent en Dvd grâce à la collection Écrivains à Hollywood des Trésors Warner !

*Réalisateur de Naissance d’une Nation (1915), considéré comme le premier long métrage de l’histoire du cinéma

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