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Le classique de la fête des pères : Cette sacrée famille

Après les mamans, c’est aux papas d’être à l’honneur ! Suite à la fête des pères , plein feu sur Poppy, père adoptif dans Cette sacrée famille (1952). Incarné par Cary Grant , il rappelle que les liens du cœur sont les mêmes que ceux du sang. Un film de Norman Taurog, dans la veine de La Vie est Belle de Capra, à retrouver en DVD en cliquant ici .

Cary Grant et Betsy Drake

Dans l’imaginaire collectif, Cary Grant était l’archétype du gendre idéal. Si le documentaire Becoming Cary Grant , présenté à Cannes, dévoile une facette plus sombre de sa personnalité (notamment sa dépendance au LSD), le comédien reste associé à ses rôles humanistes. Que ce soit dans Gunga Din sur fond d’anticolonialisme, en campant l’homme traqué de La Mort aux trousses , ou avec autodérision dans L’Impossible Monsieur Bébé , Grant savait donner du relief à des personnages de monsieur Tout-le-monde. En s’affranchissant des majors pour devenir l’un des rares acteurs freelance de son temps, il a eu la liberté de choisir ses rôles.

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Au début des années 1950, il partage l’affiche de Cette sacrée famille avec Betsy Drake . Moins connue, cette dernière lui a déjà donné la réplique quatre ans auparavant dans La course au mari, mais ne parviendra jamais totalement à dépasser son statut de faire-valoir, comme en témoigne l’absence de récompense à sa filmographie. Elle ne tourne d’ailleurs, en tout et pour tout, que onze films . Déjà lauréat de plusieurs prix et doublement cité aux Oscars® , son partenaire entretient, pour sa part, son succès. Pour cela, il tourne des projets éclectiques, à un rythme soutenu et auprès de réalisateurs influents.

Film humaniste

Metteur en scène aux 183 films, Norman Taurog est l’un deux. Cet ex-enfant star apparu dans Le Magicien d'Oz aura prouvé qu’on ne finit pas nécessairement dans les affres du star system quand on débute jeune à Hollywood ; a contrario de Judy Garland. En tant que cinéaste, il décroche les lauriers de l’Académie dès 1931 avec Skippy . Avant de se spécialiser dans les films musicaux d’Elvis à Hawaï, Norman Taurog signe Cette sacrée famille ( Room for One More en VO), qui se déroule à la période des fêtes de fin d’année. Couple à la scène comme à la ville , Grant et Drake s’étaient justement dit « oui » le jour de Noël, trois ans plus tôt avec, pour l’anecdote, Howard Hughes comme témoin. Leur union (la troisième des cinq au palmarès de Cary Grant le séducteur) sera la plus longue.

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La complicité du duo se ressent et porte le scénario de Jack Rose et Melville Shavelson . Adaptant à quatre mains le roman d’Anna Perrot Rose , ceux-ci offrent à Taurog la matière idéale pour un film plein de bons sentiments. Sur une musique de Max Steiner , le destin de cette famille non-conventionnelle émeut encore aujourd’hui. On saluera enfin la présence au générique d’Alan Crosland Jr. , fils du réalisateur du Chanteur de Jazz et monteur du feuilleton Wonder Woman . Autant de raisons de revoir ce film !

Cette sacrée famille , disponible en DVD en cliquant ici .

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