UN PLAN D'ENFER
L'EQUIPE SE MET EN PLACE
PERSONNAGES ET INTERPRÉTES
LE TOURNAGE
LE LOOK DE LAS VEGAS
LES COSTUMES
UNE EQUIPE SOUDEE
LES ACTEURS
LA PRODUCTION
 

DANNY OCEAN
RUSTY RYAN
LINUS CALDWELL
TERRY BENEDICT
TESS OCEAN
BASHER TARR
LIVINGSTON DELL
FRANK CATTON
REUBEN TISHKOFF
SAUL BLOOM
TURK & VIRGIL MALLOY
YEN
STEVEN SODERBERGH — LE CERVEAU


DANNY OCEAN

George Clooney interprète Danny Ocean. En liberté conditionnelle et divorcé contre son gré, Danny est l'organisateur d'un raid complexe, audacieux - voire suicidaire - sur Las Vegas.

Jerry Weintraub :
"George est un leader-né, un merveilleux acteur qui a largement contribué à l'euphorie de ce tournage."


RUSTY RYAN

Brad Pitt interprète Rusty Ryan, homme de confiance et bras droit de Danny Ocean.

Ted Griffin :
"Danny et Rusty sont de la vieille école. Ils observent un code de conduite qui peut sembler légèrement désuet, comme pouvait l'être celui des anciens gunfighters après la conquête de l'Ouest. Danny est le stratège, Rusty se charge des détails pratiques. Danny pourrait vous vendre la Tour Eiffel, mais il n'a pas toujours une vue globale de la situation, et c'est à Rusty de lui éviter les faux-pas."

Steven Soderbergh :
"Rusty veut intégrer cette équipe parce qu'il a été hors-jeu pendant quelque temps et qu'il brûle de retrouver son niveau antérieur."

Brad Pitt :
"Rusty était au top, et le voilà au point mort, réduit à enseigner le poker à des petits jeunes. Lorsque Danny arrive avec le projet dément de voler trois casinos à la fois, Rusty n'hésite pas une seconde, même s'il pense que c'est impossible."
"Brad Pitt est parfait dans ce rôle", commente Weintraub. "Ce n'est pas seulement un type cool, il a toute la désinvolture de Rusty."


LINUS CALDWELL

Matt Damon interprète Linus Caldwell, un talentueux nouveau venu soucieux d'égaler la réputation de son père.

Ted Griffin :
"Linus est le "bleu" qui hérite habituellement du sale boulot, mais qui saura faire ses preuves."

Matt Damon :
"Je m'en serais voulu de louper ce film. Linus, fils d'un célèbre arnaqueur, a trempé toute sa vie dans ce milieu. Habile de ses mains, c'est un pickpocket doué, mais lorsque Danny va le trouver, il en est encore à faucher des portefeuilles dans le métro de Chicago. Linus tient à participer à ce braquage, sachant que ce sera le plus gros coup de tous les temps. Et qui n'a pas envie de prendre une petite revanche sur les casinos de Las Vegas?

En cours de film, on découvrira avec surprise que l'argent n'est pas la motivation de Danny. Ce qu'il veut, c'est récupérer sa femme et redémarrer dans la vie. OCEAN'S ELEVEN serait-il finalement une grande histoire d'amour?"


TERRY BENEDICT

Andy Garcia interprète Terry Benedict, cible de Danny Ocean et sa fine équipe de braqueurs.

Steven Soderbergh :
"Benedict est un affairiste expéditif et mégalomane qui dirige ses trois casinos d'une main de fer. Lorsque les négociations pour le rachat de l'hôtel de Reuben Tishkoff lui parurent traîner, Terry n'hésita pas à ruiner ce dernier… et ne le regretta pas un instant."

Andy Garcia :
"Benedict a travaillé dur pour s'élever. On n'accède pas à une telle position sans jouer des coudes. L'homme est sûr de lui, avec un ego surdimensionné. Il a tant de force et de relief, que j'ai tout de suite eu envie de le jouer. Je savais qu'avec lui je ne m'ennuierais pas un instant."

George Clooney :
"Andy devait affronter onze copains soudés autour d'un objectif commun, et incarner le type que le monde déteste. Ce n'est pas facile ; Andy l'a fait avec une joie féroce. Entre les prises, nous échangions tous des plaisanteries, mais dès que Steven lançait "Action!", Andy redevenait le salaud à qui chacun aimerait casser la figure."

Jerry Weintraub :
"Le Terry Benedict d'Andy Garcia est un parfait contrepoint au Danny Ocean de George Clooney. Ce sont tous deux d'excellents acteurs, et on imagine aisément Tess (Julia Roberts) allant de l'un à l'autre."


TESS OCEAN

Julia Roberts interprète Tess, l'ex-femme de Danny, qui a refait sa vie après l'arrestation de celui-ci et travaille comme conservatrice de la galerie d'art du Bellagio. Elle sort également avec Benedict… un détail qui n'a pas échappé à Danny.

Clooney et Soderbergh envoyèrent le scénario d'OCEAN'S ELEVEN à Julia Roberts avec un billet de 20 dollars et la petite note suivante : "Paraît que tu en demandes 20 par film maintenant".

"Ne le dites pas à Jerry Weintraub, mais je n'aurais pas pris plus de 20 dollars pour pouvoir retravailler avec Steven Soderbergh!", riposte l'interprète d'ERIN BROCKOVICH.

George Clooney :
"Julia ne pouvant assister au premier filage du script, c'est Ted Griffin qui a joué son rôle. On perdait au change. A la seconde où Julia est arrivée, la magie a opéré. Elle illumine littéralement l'écran."

Julia Roberts :
"Le dialogue d'OCEAN'S ELEVEN est aussi drôle et percutant que celui des films des années quarante. Les échanges de Danny et Tess sont ciselés avec une telle précision qu'on saisit tout de suite la nature de leur conflit et les émotions sous-jacentes.

Ces scènes ont été les plus amusantes à tourner. Sauf qu'il m'était difficile de jouer avec George, que je considère comme un vrai frère tant nos personnalités se ressemblent. Alors que j'étais supposée être sérieuse et rigide, je riais comme une gamine de douze ans, et Steven a dû parfois se demander s'il avait fait le bon choix en nous réunissant."

George Clooney :
"Ces scènes sont vraiment amusantes à jouer. On se croirait dans une de ces comédies de Howard Hawks où un homme et une femme se déchirent à belles dents, sans vainqueur ni vaincu. On aimerait que les choses se passent toujours ainsi."

Julia Roberts:
"George a un charme monstre. Pendant presque tout le film, je fais mine de lui être totalement indifférente. Je suis sans doute la seule femme au monde capable d'un tel exploit, et j'ai trouvé bien agréable de remettre ce cher George à sa place et de lui faire comprendre qu'il y a au moins une fille qui ne s'évanouit pas de bonheur à sa vue!

Steven et George ont réuni une merveilleuse distribution, dont je suis l'unique élément féminin. Mais Tess est plus que "la fille" du film. Elle a des choix à faire, des conflits à surmonter au sein d'une relation complexe et changeante. C'était intéressant de l'accompagner dans sa démarche."

Steven Soderbergh :
"C'était amusant de retrouver Julia deux ans après ERIN BROKOVICH, où elle jouait une femme de condition modeste, et de lui faire endosser les tenues spectaculaires d'une star raffinée et hyper-sophistiquée."

"Je suis l'actrice "furtive" d'OCEAN'S ELEVEN", conclut Julia Roberts. "Je passe en coup de vent, les gars disent à mon sujet des choses extrêmement flatteuses, se battent pour moi… Ç'a été fabuleux."


BASHER TARR

Don Cheadle, qui avait déjà joué avec George Clooney dans HORS D'ATTEINTE et le téléfilm POINT LIMITE, interprète l'expert en explosifs Basher Tarr.

Don Cheadle :
"Basher est recruté par Rusty. Son boulot : couper le courant dans Las Vegas à un moment précis de l'action. Son problème : des moyens techniques limités et la nécessité d'opérer avec un maximum de discrétion pour ne pas se faire prendre."

Steven Soderbergh :
"Don sut qu'une version antérieure du script faisait de Basher un Cockney. Il me proposa de revenir à cette conception première, et résultat s'avère des plus probants."

Ted Griffin :
"Basher est le personnage le plus compétent du film. Il a sans doute un passé d'anar très mouvementé, et je pense qu'il est moins tenté par l'argent que par le plaisir de réaliser un super-coup."


LIVINGSTON DELL

Eddie Jemison interprète Livingston Dell, un spécialiste surveillance dont l'anxiété menace le bon déroulement du braquage.
Ted Griffin :
"Il ne fallait pas que des gens cool dans ce film! Livingston a bu cinq cafés de trop et il est aussi excitable qu'un collégien."

"Livingston est l'anti-cool par excellence", confirme Jemison qui fit la connaissance de Soderbergh il y a dix-sept ans et joua ensuite pour lui le "Namelesse Numberheadman" de SCHIZOPOLIS. "Livingston reste en marge de la bande. Son manque de sang-froid inquiète, mais les gars n'ont pas choix : le coup exige un type qui s'y connaît en informatique et en surveillance. Marié à ses ordinateurs, consoles, manettes et écrans de contrôle, Livingston le solitaire est ce spécialiste.

Au plaisir de retrouver Steven s'ajouta celui de jouer dans un film pratiquement dénué de violence. Il y a de la tension, du suspense et des retournements dans OCEAN'S ELEVEN, mais virtuellement pas un coup de feu et aucune violence facile."


FRANK CATTON

Bernie Mac interprète Frank Catton, croupier à Atlantic City et première recrue de Danny.

Bernie Mac :
"Frank est un arnaqueur en quête d'action. Après avoir passé quelque temps en prison, il a pu obtenir un job au Trump Plaza en adoptant le nom de "Ramon Escalante". Danny l'embauche pour être son informateur dans l'enceinte du Bellagio. Frank bondit sur l'occasion et se fait transférer à Las Vegas."


REUBEN TISHKOFF

Elliott Gould interprète Reuben Tishkoff, un ancien magnat de Las Vegas évincé sans ménagement par Terry Benedict.

Elliott Gould :
"Reuben appartient à une ère révolue. Ancien roi de Vegas, il n'était pas de taille à lutter contre le Mirage, le MGM Grand et le Bellagio. Il a dû revendre son établissement, le céder à vil prix à Terry, qui s'est empressé de le raser pour bâtir une monstruosité de plus sur le Strip. Tishkoff accepte donc de financer Danny et sa fine équipe. L'argent n'est pas son but, seul compte le plaisir de la vengeance."

La participation de Gould fut une source supplémentaire de satisfaction pour Clooney qui avait fait ses armes à ses côtés dans la sitcom "E/R" (à ne pas confondre avec "Urgences") :

"C'était ma toute première série, en 1984", rapporte Clooney. "Elliott, qui en assurait la vedette, m'a appris à bien me comporter sur un tournage. Il traitait avec le même respect et la même gentillesse les acteurs, les techniciens et les guest stars. Il avait la classe! Il m'a montré comment tenir efficacement un plateau en étant ouvert aux autres."


SAUL BLOOM

Carl Reiner interprète Saul Bloom, un vieux "pro" sujet aux ulcères, qui accepte de sortir de sa retraite et de jouer un rôle crucial dans le braquage.

Steven Soderbergh :
"Telle une vieille coquette trop longtemps négligée, Saul accueille avec une feinte indifférence la proposition de Rusty, alors qu'il n'a qu'une envie : participer au coup."

Carl Reiner :
"Saul est un loser. Il fut jadis un brillant arnaqueur, mais, aujourd'hui, il ne lui reste même pas assez d'argent pour parier sur les chevaux - il doit se contenter de courses de chiens! Il n'en reste pas moins un as du bluff et un excellent acteur de composition, deux talents que Danny et Rusty exploiteront pour lui faire jouer le rôle de l'énigmatique et richissime flambeur Lyman Zerga."


TURK & VIRGIL MALLOY

Scott Caan et Casey Affleck interprètent les jumeaux Malloy, experts en automobiles et autres moyens de transport.

Steven Soderbergh :
"Les Malloy sont des maniaques du volant. Ils ne vivent que pour le plaisir de rouler et de se disputer. Etre payés pour cela, c'est la cerise sur le gâteau!"

Ted Griffin :
"Turk et Virgil se déguisent à cinq ou six reprises durant le braquage, montrant une égale habileté à conduire et à se changer en quelques secondes."

"Les jumeaux passent le film à se bagarrer, s'engueuler et se provoquer l'un l'autre", explique Affleck. "Ce qui ne les empêche pas de former un excellent tandem."

"Casey et moi avons les mêmes méthodes de travail", poursuit Caan. Nous avons découvert que nous aimions tous deux improviser, ce que Steven nous a permis dans quelques scènes. Je procède au coup par coup, j'invente d'une seconde sur l'autre. C'est également le fort de Casey… qui me bat souvent à ce petit jeu."


YEN

L'acrobate chinois Shaobo Qin interprète l'agile et fluet Yen, qui se glisse dans un coffre pour ouvrir à la bande les portes de la chambre forte.

"J'ai deux spécialités : un numéro d'équilibriste sur deux perches et un numéro de contorsionniste dit "du tonneau", où je donne à mon corps la forme d'un étroit cylindre", explique Qin par l'entremise d'un interprète. "C'est pour cela que j'ai été engagé : on avait besoin de quelqu'un qui puisse se loger dans un espace très étroit, puis sauter d'un bond sur une armoire."

Jerry Weintraub :
"Nous ne savions pas si Shaobo pouvait jouer la comédie lorsque nous l'avons engagé. Nous avions seulement besoin d'un acrobate possédant des dons hors normes. Bien qu'il ne parle que quelques mots d'anglais, Qin assimila rapidement son rôle grâce aux directives de Steven et aux explications imagées de George. Mais ne me demandez pas ce qu'il a compris de l'histoire!"


STEVEN SODERBERGH — LE CERVEAU

La présence de tant d'acteurs doués fait d'OCEAN'S ELEVEN un authentique film de groupe et témoigne de l'impeccable réputation artistique de Soderbergh.

Julia Roberts :
"Elle souligne, si besoin était, l'incroyable diversité des dons de Steven, sa maîtrise, sa précision, sa sérénité dans un environnement complexe et face à une énorme distribution."

George Clooney :
"L'atmosphère est singulièrement relax sur les tournages de Steven Soderbergh. Je pense que les gens travaillent mieux lorsqu'ils se sentent en sécurité, et Steven se prépare si bien que l'essentiel du boulot est déjà fait quand nous débarquons sur le plateau."

Don Cheadle :
"C'est bien agréable de travailler avec un homme qui vous fait confiance, s'enquiert de votre point de vue et en tient compte. Je n'ai jamais connu réalisateur aussi zen, aussi calme dans les situations les plus explosives."

Andy Garcia :
"Ce n'est pas du sang qui circule dans ses veines, c'est de la camomille! Placide mais totalement concentré, Steven nous offre un espace de création ouvert et enrichissant. Perpétuellement à notre écoute, c'est un grand directeur d'acteurs qui apprécie les comédiens, les admire et a plaisir à les regarder jouer."

Matt Damon :
"Ses indications sont aussi précises que concises. Certains réalisateurs vous prennent la tête pendant une demi-heure et vous soûlent de paroles. Sa mise en scène à lui est rapide, viscérale. Elle vous branche tout de suite sur le personnage." Steven Soderbergh :

"Une partie de mon boulot de réalisateur consiste à empêcher les gens de faire les malins et de tirer la couverture à eux. Nos acteurs étaient bien trop professionnels pour s'y risquer. De plus, ils ont pris un réel plaisir à travailler ensemble. Entre deux plans, aucun d'eux n'a jamais regagné sa loge. Ils restaient tous sur le plateau, à bavarder, à échanger des histoires drôles, ce qui est toujours un bon signe… et un petit problème lorsqu'il faut les remettre au travail!"

Jerry Weintraub :
"Steven est aussi apte à faire un petit film qu'un grand film ou une méga-production. Il est particulièrement doué avec les acteurs. Il leur donne une ample marge de manœuvre, les remet sur la bonne voie lorsqu'il le faut, mais ne freine jamais leur créativité. C'est pourquoi les comédiens l'aiment tant. Ils savent que Steven les observe à travers son objectif, pas sur le "combo".

Steven est une caméra ambulante. Il voit des choses qui échappent au regard du commun des mortels, il est né avec un talent rare : il pense "cinéma", "histoire", "composition", "couleur", il anticipe le plan suivant… et il sait déjà comment le monter!"