UN PLAN D'ENFER
L'EQUIPE SE MET EN PLACE
PERSONNAGES ET INTERPRETES
LE TOURNAGE
LE LOOK DE LAS VEGAS
LES COSTUMES
UNE EQUIPE SOUDEE
LES ACTEURS
LA PRODUCTION
 
Steven Soderbergh :
"OCEAN'S ELEVEN est le genre de film que Steven Spielberg, David Fincher ou John McTiernan peuvent tourner les yeux fermés. Pas moi. Ça a été un rude combat. Vers le milieu du tournage, je me suis demandé dans quel pétrin je m'étais fourré.

Las Vegas est le décor principal du film. En lisant le scénario, je songeais avec effarement au nombre d'heures que nous passerions dans ce casino. J'étais informé qu'en règle générale, les hôtels-casinos n'admettent les équipes de cinéma qu'entre minuit et 6 heures du matin. Ces restrictions m'angoissaient particulièrement. A tort : les casinos, et spécialement le Bellagio, nous accordèrent une coopération illimitée."

La raison de cette largesse tient en deux mots : Jerry Weintraub…

George Clooney :
"Jerry fut une révélation. Nous le connaissions en tant que producteur et organisateur de grands concerts, mais nous ignorions ses fabuleux talents de showman, qui sont étrangers tant à Steven qu'à moi. Jerry nous a servi Las Vegas sur un plateau d'argent, grâce à ses contacts et au respect dont il jouit."

Steven Soderbergh :
"Le film ne se serait pas fait sans Jerry. Nous n'aurions été qu'une équipe de plus à quémander l'accès aux casinos. Jerry a "vendu" l'histoire et notre équipe avec brio et a convaincu les dirigeants de casinos que nous ne sèmerions pas la pagaille dans leurs établissements et n'en ternirions pas l'image."

L'essentiel du tournage se déroula au Bellagio, où l'équipe travailla près de cinq semaines, en intérieurs comme en extérieurs. Jerry Weintraub :
"Nous l'avions choisi parce que c'est le plus bel hôtel de Las Vegas, ainsi que le plus grand et le plus luxueux. A l'époque de la signature du contrat, il appartenait à mon vieil ami Steve Wynn, également propriétaire du Mirage, où j'avais tourné plusieurs fois. Steve avait confiance en moi… quand bien même nous nous apprêtions à le braquer! Les circonstances l'amenèrent à vendre l'établissement peu de temps avant le tournage, mais le nouveau propriétaire, Kirk Kerkorian, est également un ami de longue date, de sorte que nous n'eûmes pas à changer notre fusil d'épaule.

Je dois dire que nous avons complètement chamboulé la routine du Bellagio. Nous avons bouclé pendant quatre jours le parking des VIP's, les obligeant à se garer eux-mêmes au sous-sol! Nous avons demandé à arrêter les fontaines et jets d'eau du lac, fermé les serres et les jardins botaniques, fait évacuer la réception et investi les salons particuliers réservés aux joueurs les plus fortunés."

Philip Messina (Chef décorateur) :
"Durant ces cinq semaines, nous avons occupé en permanence 25 à 30% de la surface du casino. Un exploit sans précédent. On ne nous a jamais rien refusé, par respect pour Jerry Weintraub."

Steven Soderbergh :
"C'était stupéfiant. Nous avons eu carte blanche et aucune restriction horaire. En échange de quoi, le film a parfois des allures de spot géant pour Las Vegas et l'hôtel!"